CRÉATION UNIVERSITAIRE

SYNOPSIS

Lenz de Büchner est tiré d’un fait réel : la marche du jeune poète Jakob Lenz qui, après une tentative de suicide et des jours d’errance, arrive dans le village vosgien de Waldersbach, la nuit du 20 janvier 1778, auprès du pasteur Oberlin.

 

Paysages extérieurs (montagnes et crêtes enneigées) autant qu’intérieurs (fuites incessantes, confusion, délires), traversés de toutes les nuances de gris. Rien d ‘immaculé dans ces contrées, mais des masses menaçantes, envahissantes, des trouées que tente de combler la bile noire de la mélancolie.

 

Musique atonale pour cœur arythmique : la langue de Büchner est cette musique, et le cœur arraché,irrégulier, c’est celui de Lenz, qui s’affole, se perd et s’effondre.

 

En Lenz tout se heurte, rien n’est stable, tout s’ouvre et se déverse : perméabilité angoissante de l’extérieur et de l’intérieur, du réel et du fantasme, de la mémoire et du présent. Le sens s’est lové comme un serpent blessé dans un bocal de mercurochrome. La bête ne meurt pas, elle tourne sur elle-même en un perpétuel mouvement d’anéantissement. C’est que dans sa fuite, et comme sans le vouloir, Lenz créé une démarche (comme on dit  »une déconne »), un étrange rite qui consiste à marcher tout en s’effondrant. Marche qui ne dure pas, ne va nulle part, mais répond au non-sens du monde par un excès d’énergie, de pensées folles, un supplément irrécupérable de compassion et d’amour.

Texte : Georg Büchner

https://www.editionspoints.com/ouvrage/lenz-georg-b-chner/9782757803677

traduction Jean-Pierre Lefebvre, éditions Points

Metteur en scène : Franck Dimech

Dramaturge et auteur associé au Théâtre de Ajmer : Arno Calleja

Avec les étudiants de la section Arts de la scène