Samedi 31 mars à 19h00

Pour la troisième année, le théâtre Antoine Vitez organise une soirée autour de la lecture et des diverses formes de l’approcher aujourd’hui. Plusieurs textes seront donnés à entendre :

  • Plan d’ensemble, lecture de sortie d’atelier d’écriture mené par Sonia Chiambretto. Mise en scène Louis Dieuzayde et Sonia Chiambretto.
    « Je pense à Bagdad, où l’armée américaine dressait des murs de protection pour ses camps de base, en pleine ville. Depuis les habitants construisent eux-mêmes des murs de séparation autour de leurs propre quartiers, des milices pour surveiller les entrées. La capitale est pleine de murs. Du mur de Berlin au projet de Donald Trump d’un mur entre le Mexique et les États-Unis ; des murs virtuels de Facebook aux murs invisibles que nous construisons depuis l’enfance. Un mur ça sert à quoi ? À protéger et / ou à enfermer ? »
    C’est à cette question frontalement politique que cet atelier tente de répondre poétiquement par l’écriture de textes mêlant à la fois fiction et réel, et en envisageant la page comme espace scénique / scénographique. La mise en voix sera un espace de réinvention des textes visant un rapport très immédiat entre l’auditeur et le poète, et témoignant de la relation intime entre écriture et oralité.
  • Les Atours du Macchabée de Ramón del Valle-Inclán, restitution de l’atelier d’Eva Hernandez avec les étudiants du secteur théâtre d’AMU sur le jeu grotesqueLe grotesque, qui se forme dans l’excès, la démesure et un équilibre instable entre tragique et comique, a beaucoup intéressé auteurs comme metteurs en scène, particulièrement pour ses capacités de contestation. Le personnage grotesque n’est pas aussi facile à interpréter qu’il en a l’air, car il doit faire émerger une vérité sur les rapports sociaux. L’atelier d’Eva Hernandez sur les Atours du Macchabée vise à l’exploration des modes d’action propres à ce registre par les étudiants.
ENTRACTE
  • Convulsions de Hakim Bah, lu par Samuel Diot, Robin Redjadj et Ana-Maria Haddad Zavadinackn, élèves de l’ERAC.
  • Arrête il pleut de Nathanaëlle Quoirez, extrait lu par son auteure. Pièce écrite dans le cadre d’un master pro dramaturgies et écritures scéniques 2017.
    C’est l’histoire d’Arturo et Nini. Ils ont grandi ensemble puis se sont aimés jusqu’à la mort d’Arturo. Il revient à présent pour tenter d’apaiser Nini qui ne parvient pas à surmonter cette perte. Quelle est la trace des morts dans le monde des vivants ? Et si c’était la poésie qui survivait à la destruction et à la mort ?
EXTRAIT :

« ARTURO : Je te souhaite des amours à te broyer les reins

des amours à te tenir debout

des amours d’une vie entière pénibles et durables

Je te souhaite cet insoutenable qui te rendra la vie gaie

Puisses-tu tracer des horizons brouillés qui n’appartiennent qu’à toi

Puisses-tu…

Amour je balbutie des élans

Ce sont des caresses adressées à la tentation du désespoir

Des mains poisseuses d’ammoniaque et d’urine

Des mains qui n’enfanteront jamais qu’un peu d’odeur mélancolique. »

Lectures d’étudiants de leurs travaux par des étudiants de théâtre d’Aix-Marseille Université et de l’ERAC
Soirée présentée par Arnaud Maïsetti

Tarifs : 8/4€