Théâtre Antoine Vitez

La radicalité à l'épreuve / Saison 20-21

Archives du 7 septembre 2010

La trafiquante

mardi 7 septembre 2010
Poésie-Marionnettes à partir de 6 ans. La Trafiquante s’expose. Elle a des trucs dans des boîtes fermées. Parfois elle les ouvre devant tout le monde. Au fond il y a des mots. Courts, longs, en vers, en prose. Des poèmes. Des animaux, des femmes en ville, des vieilles tortues, les deux chats poilus de maman.

Les borgnes, ou le colonialisme intérieur brut

mardi 7 septembre 2010
Dans un asile de fous croupit Salah. Trente ans auparavant, il fut arrêté, torturé et persécuté pour avoir enseigné à ses élèves que « le 5 juillet 1962, l’Algérie a quitté la France après 132 ans de colonisation ». Ce jour-là, Salah avait « chaussé » le mauvais œil, son œil gauche, celui avec lequel il voit tout à l’envers, lui qui a le don de voir la chose et son contraire selon qu’il la considère de l’œil gauche ou de l’œil droit.

Ensorcelés par la mort

mardi 7 septembre 2010
Dans l’immédiat après Union Soviétique, trois récits tirés d’entretiens menés par Svetlana Alexievitch, avec trois anciens membres du parti communiste d’URSS, chacun ayant tenté de se suicider parce qu’intimement attaché au monde qui s’effondrait.

Dans ma maison de papier, j’ai des poèmes sur le feu

mardi 7 septembre 2010
Une petite fille construit sa maison imaginaire. Deux minutes plus tard, elle est devenue une vieille dame.

Ce serait trop long à t’expliquer… le mieux c’est que tu viennes

mardi 7 septembre 2010
Tout est dans le titre ! Et pourtant, malgré ce message elliptique, cette création prend appui sur une problématique on ne peut plus définie : comment réinstaller le théâtre dans une dynamique d’échange ? Comment renouveler la relation public-comédiens, la débarrasser d’une partie des us et coutumes propre au spectacle de théâtre ? Une réflexion jouissive et habilement déconcertante.

Endroit sec et sans eau

mardi 7 septembre 2010
La protagoniste-narratrice, Olga, parle de son frère en prison qui lui écrit fréquemment, la suppliant d’écrire plus, lui demandant sans cesse de lui envoyer des cigarettes, des gâteaux, des lunettes pour lire, finissant toujours ses lettres par une formule tout à la fois ironique et hypocrite, "mais seulement si tu en a les moyens.” Quelques années plus tard, il est sorti de prison et Olga n’a plus jamais eu de nouvelles de lui. Aujourd'hui, elle ne sait pas ce qu’il est devenu.

Dessin de lumière. Spontanéité du dialogue.

mardi 7 septembre 2010
Tout ce que nous savons de la guerre nous a été toujours conté par des hommes. Les femmes se réfugient toujours dans le silence et si d’aventure, elles de décident à parler, elles racontent non pas leur guerre mais celle des autres et ce n’est que dans l’intimité de leur maison, ou bien entourées d’anciennes camarades de front, qu’après avoir essuyé quelques larmes, elles évoquent une guerre à vous faire défaillir le cœur.