Jeudi 18 avril 2019 à 19h00

Une soirée autour d’extraits de textes dits par des étudiants en formation théâtrale et d’autres gens de la scène :

Sortie d’atelier d’écriture dirigé par Sonia Chiambretto en collaboration avec Louis Dieuzayde. LE FANTASTIQUE POLITIQUE

Une famille asiatique, dans Le Dragon d’Or de Roland Schimmelpfennig, est soudainement découverte dans la racine d’une dent qu’on vient d’arracher à un jeune Chinois en exil.
« – Il y a quelqu’un dedans.
– Dans le trou dans la bouche du petit Chinois un groupe de gens est assis en rond. »

Partant de sujets brûlants de notre actualité, l’atelier créera entre réel et irréel, et déformera la réalité en utilisant le fantastique, non pas comme simple figure de style, mais comme espace nécessaire à la re-création d’un monde ; un espace utile de représentation. L’irruption du fantastique dans l’écriture agira comme un moteur fictionnel pour ré-interroger le réel, pour remettre le sens des mots et leur résonance poétique au cœur d’une introspection qui se voudra politique et sociale.


Sortie d’atelier d’écriture
sur le thème « l’utile et le nécessaire ? » dirigé par Sabine Tamisier en partenariat avec la Bibliothèque Universitaire des Fenouillères.

Lecture par les élèves de l’ERACM.

L’Amour est plus froid que le lac de Liliane Giraudon lu par Nicolas Guimbard.
Le poème, en partie défait, est posé sur la page comme une caméra. Il tourne. D’autres personnages entrent. Des récits s’entremêlent où fiction et document tentent de rendre compte d’une plateforme hybride d’expériences. Ordinaire manière d‘organiser le pessimisme en ce début de XXIème siècle. L’annonce brutale de la mort de Chantal Ackermann viendra tout autrement éclairer le décor mis en place et fera ressurgir le titre occulté, celui du premier long métrage de R.W. Fassbinder L’amour est plus froid que la mort. Par un simple déplacement le sujet du lac devient celui de l’amour mort ou plus exactement mis à mort. Un titre peut en cacher un autre. Et avec lui tout un cortège de souvenirs, leur amnésie… Comment a-t-on survécu à un premier amour serait la question posée dans la dernière partie du livre. Sur nous tous, le poème en sait bien plus long que nous. Et c’est bien parce qu’il brûle sur un monde dévasté que l’amour est plus froid que le lac.

Le Drapeau anglais, d’Imre Kertész (traduction de Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huzsvai) lu par Yannick Butel, Louis Dieuzayde et Arnaud Maïsetti.
Trois récits pour évoquer trois expériences cruciales de l’auteur, en Hongrie, à partir des années 1950. Le Drapeau anglais se situe à Budapest, pendant l’insurrection hongroise de 1956, et met en scène les affres et les détours de la mémoire. Un triptyque singulier où questionnement philosophique côtoie amour pour la langue et la forme littéraire.

Salle LE CUBE

Tarif 8 €