du 11 au 14 avril 2019

Ce festival accueille huit compagnies amateures du territoire d’Aix-Marseille.
Dates à définir.


Bovary,
Compagnie Les Électrons Flous, Venelles

D’après le roman Madame Bovary de Gustave Flaubert et le procès de Flaubert

Auteur : de Tiago Rodrigues
Mise en scène : Catherine Suty avec le soutien du collectif
Avec Florence Demurger, Bernard Guerrand, Vanessa Perez, Catherine Suty, Henri Tessandori

La littérature fait toujours peur aux pouvoirs. Le Bovary de Tiago Rodrigues revisite le premier roman de Flaubert au travers du procès qui s’en suivi. Cette version contemporaine s’attaque à l’idée même de la censure d’Etat qui porta Flaubert au rang d’immortel.
Le texte est très proche de la réalité puisque Flaubert lui-même paya un sténographe pour laisser une trace de ce procès et montrer la stupidité de son temps. Le cœur de Flaubert bat dans ses personnages et les comédiens virevoltent d’un rôle à l’autre pour partager avec les spectateurs un voyage au cœur du roman, du procès et surtout de la fascination qu’exerce toujours Emma, une femme moderne et désirante, victime de la censure sociale et symbole de nos aspirations à la liberté.


14 Juillet
, Compagnie L’Aparté, Calas

Auteur : Eric Vuillard
Adaptation et mise en scène : Laurent Kiefer
Assistanat mise-en-scène : Tatiana Gusmerini
Regard extérieur : Lydie Baclet
Avec Marie-Odile Arnoulet, Pierre-Yves Arnoulet, Evelyne Boudin, Pascal Bouvier, Alain de Fournoux, Veronica Hidekel, Christine Rambert, Agnès Tennevin, Isabelle Stioui

Ce récit d’Éric Vuillard traite de l’avènement tout à la fois fondateur et mythologique de la République française, puisqu’il s’agit de la prise de la Bastille.
L’Histoire chemine loin de sa version officielle, dans une langue poétique, tout à la fois épique et domestique, racontée par les presque anonymes, la plèbe parisienne, dont il ne reste que le nom sur le registre de l’Histoire.
Le sang, le tripou, les événements à hauteur d’homme, sublimes et dérisoires, comiques et pitoyables, sont livrés ici loin de la légende et de la glorification officielle d’une République en mal de héros.
Le spectacle proposé reprend quelques extraits marquants du récit, et tente d’en transcrire l’esprit libertaire sur scène.

 

Zuleika, Compagnie Les Caquetants, Ventabren

Auteur : Renée Doumergue
Mise en scène : Jacques Clément
Assistanat : Kathia Saïdi
Avec Bobine : Kathia Saïdi, Eloi : Jean-Yves Maurel, Filoche : Valérie Brigot, Imogène : Michel Boye, Luc : Hugo Reig
, Lucien : Jean-François Cloarec, Lucienne : Martine Denimal, Zuleika : Marie-Laure Comushian

L’action se passe dans un petit village touché par la crise dans la France profonde, sans industrie, sans commerce à l’exception d’un café où se retrouvent tous les habitants. Les propos racistes, homophobes et autres sont courants dans ce troquet.
Un jour, débarque une richissime étrangère (arabe) qui veut s’installer. On apprendra avec le temps qu’elle a vécu plus jeune dans ce village.
Elle organise une fête au café, pendant laquelle elle raconte sa jeunesse et surtout la trahison de son fiancé d’il y a 40 ans (le cafetier) qui l’a laissée meurtrie et stérile. La vengeance guette…
Elle promet des jours meilleurs aux villageois en leur offrant une somme colossale. Seule condition, qu’ils tuent le cafetier.
La cupidité prendra-t-elle le pas sur la morale ?

 

Le Malade Imaginaire, Compagnie La Cabre d’Or,  Gignac-La-Nerthe

Auteur : Molière
Mise en scène : Frédéric Montali
Costumes : Monique Donato
Décors Jean Marc Rodriguez
Habillage sonore Pascal Montali
Avec Argan : Christophe Favier, Toinette : Alexandra Valero, Béline : Sophie Lopez, Cléanthe et el notaire : Yves Warton, Angélique : Karine Pierini, Dorimène : Monique Donato, Thomas Diafoirus : Bruno Lepers, Diafoirus Père : Robert Monno, Le Docteur : Jo Guglielmetto
Avec la participation vocale de Jacques Barfuss

L’image d’Epinal veut un malade entouré de… médecins, de seringues et autres instruments de torture. Il est cependant évident que, grâce aux nombreuses pistes offertes par Molière, le personnage ne se cantonne pas qu’à l’exposition d’un hypocondriaque.
Voilà Argan, persuadé d’être maître chez lui, alors que dans le dos de ce tyran domestique se nouent maints complots, farces et intrigues. Argan jouet de son épouse, de sa servante, des médecins, de sa fille, de sa sœur. Bien occupé à croire qu’il maîtrise tout, il ne devine pas les ficelles dont l’entoure la maisonnée au complet.
Ce personnage, colérique, têtu, influençable, naïf, crédule, constitue l’axe de cette farce.


Occident Express
, Compagnie Les Ritournelles, Aix-en-Provence

Traduit de l’italien par Federica Martucci et Olivier Favier
Texte traduit avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale

Auteur : Stefano Massini
Mise en scène : Nanouk Broche
Avec Odile Bonnel, Catherine Chaud, Mimi Giordano

En 2015, une vieille femme a fui Mossoul avec sa petite-fille de 4 ans. En tout, elle a parcouru 18 000 kilomètres, de l’Irak à la Baltique, à travers ce qu’on appelle « la route des Balkans ».
A partir de cette histoire vraie, Stefano Massini écrit le monologue de Haïfa qui raconte son voyage, un long poème dramatique entrecoupé de dialogues.Au cours de ce périple instructif, de la banlieue de Mossoul à Stockholm, en passant par la Turquie, la Grèce, la Hongrie, l’Allemagne, nous suivons l’itinéraire d’une économie dont on a du mal à penser qu’elle n’est que parallèle, tant elle est organisée et exposée aux yeux de tous.
Sur ce trajet “tout le monde mange” pour dire les choses brutalement, ou pour être moins prosaïque, les migrants ont une réelle fonction économique.


Le Voyageur sans bagage
, L’Atelier du Courant d’Air,  Marseille

Auteur : Jean Anouilh
Mise en scène Eve Lamarche
Décors Michel Lamarche, Levon Derdérian, Anne Marie Demange
Avec Michel Lamarche, Christine Douady, Michel Blanc, Bernard Lopez, Tomi Bazso, Mireille Autran, Alain Barthélémy, Annie Arslan, Levon Derdérian, Claire Liotta en alternance Axel Piazza-Giambino ou Sacha Rodot.

Promené de famille en famille à la suite d’une amnésie provoquée par la grande guerre, Gaston est devenu riche malgré lui grâce à ses arriérés de pension.
Chez les Renaud, il retrouve dix-huit ans plus tard des bribes de sa vie antérieure.
Seulement, plus les révélations s’accumulent jusqu’à la découverte ultime, plus le divorce s’accuse entre l’être qu’il fut et l’être dont il avait rêvé.
On retrouve dans ce texte des préoccupations fortes : la recherche d’une identité, la possibilité ou non de changer, de refuser son passé, le comportement de la société devant les sans papier, la non reconnaissance de l’appartenance à une famille, le problème de l’amnésie.


Les Hauts et les Bas
, Compagnie No Mad’s Land, Aix-en-Provence

Ecriture collective
Mise en scène : Laurent Hoebeke et le collectif
Jeu : Alain Fournier, Annie Lachmanowits, Malou Valési
Musique : Laurent Hoebeke

Le fantôme de Pâris vient rendre visite à Roméo et Juliette devenus vieux.
En vérité leur mort n’était qu’un simulacre pour toucher le coeur des spectateurs. Ils se sont enfuis en secret de Vérone voulant échapper à leur destin tragique. Grand amateur de foot comme Roméo, le fantôme de Pâris décide de hanter la chambre des vieux amants le jour où son équipe la « Stradford upon Avon » rencontre la « Vérona » de Roméo. Il veut tout à la fois tenter de reconquérir Juliette et affirmer sa supériorité sur Roméo qui est « au bout du rouleau ». C’est un jour de canicule et les vieux amants, épuisés par la chaleur, se disputent pour ouvrir ou fermer la fenêtre. Juliette du haut de son lit parle à Roméo qui gît au sol en écoutant son match à la radio. Pâris, qui n’est visible qu’aux yeux de Juliette, apparaît et disparaît pour jouer de mauvais tours à Roméo dans le but d’attiser leurs conflits …

MIGRAAAANTS On est trop nombreux sur ce putain de bateau, Théâtre de la Grimace, Aix-en-Provence

Auteur : Matéi Visniec
Mise en scène : Claire Prati
Régie Patrick Grussy
Avec Christian Bizon, Audrey Brémond, Claire Vignau, Jean-Baptiste Rabouin, Jean-Michel Guilmet, Lydie Grussy, Solange Brisse, Guerrini, Gabriel Ducros, Mélik Kurakulce

Ecrite en une succession de courtes scènes, la pièce met en jeu beaucoup moins les migrants eux-mêmes que les autres humains autour d’eux : passeurs, vendeuses kitch de barbelés, élus politiques, journaliste, couple des Balkans, etc.
Par une sélection de 22 scènes sur 30, nous assistons à une sorte de traversée – la mer toujours présente – où l’on croise ceux qui les exploitent, ceux qui détournent le regard, ceux qui leur lancent des bouées …
Les migrants, eux, toujours présents comme des ombres, attendent, immobiles.
Cette pièce ne s’érige pas en donneur de leçons car personne ne connaît à ce jour la solution politique à ce phénomène tragique.

Salle LE CUBE

Tarif unique 5 €