Mercredi 24 janvier 2018 à 20h30

Éloge de la potentialité et des jardins quantiques.

Les vagabondes, ce sont des plantes qui s’installent on ne sait trop comment dans les friches et fossés, se faufilent entre les murs et prospèrent sur des sols laissés libres. Un peu comme les idées, les pensées, les projets… Sur scène, Les Vagabondes, c’est l’histoire d’un homme écrivain qui essaie de composer quelque chose avec des tonnes de bribes et de notes un peu dingues reçues par la poste d’un ami mort. Des natures mélangées prennent vie dans un jardin moitié végétal moitié digital. Où l’on vit entre « faire », « l’imaginer faire », dans des mondes, réels / virtuels / potentiels / imaginaires, tous articulés en un seul. Où le possible et le virtuel sont préférés au réel, le projeté au réaliste, où l’on se moque de cette attitude en même temps qu’on s’y livre avec conviction.

Extrait : « J’ai le projet de faire un texte, qui parlerait indirectement de l’idée de le faire, qui serait aussi la promesse d’un récit à venir, celui du projet d’écrire une pièce qui ferait « spectacle » du projet d’en faire un, à partir du compte rendu en ligne des assemblées générales du Mouvement Potentiel Potentialiste et de nos Ateliers de Projets, de plus de 1000 heures d’enregistrements divers et de nombreuses notes manuscrites reçues par la poste il y a quelques semaines, plus de trois mois après la mort de Roland. La pièce, selon lui, se serait intitulée : Les Vagabondes. Éloge de la potentialité et des jardins quantiques ».

Alain Béhar et auteur et metteur en scène. Il a notamment écrit et créé : Monochromes, Bord et bout(s), Tangente, Sérénité des impasses* 26 sorties du sens atteint ; Des Fins (épilogues de Molière), une variation avec les 33 fins des 33 pièces de Molière ; Manège ; ; Até ; Angelus Novissimus ; Teste ou le lupanar des possibilités d’après Monsieur Teste de Paul Valery.

Revue de presse :
Sur Mouvement.net par Oriane Hidalgo-Laurier : « En 70 000 signes et 1h30, Alain Béhar organise un bordel de paroles virtuose, en forme  de gigantesque collage dada postinternet. Les Vagabondes, éloge de la potentialité et des jardins quantiques, c’est une porte dérobée vers un imaginaire en fusion qui déraille du « projet » des politiques en vigueur.  »

Sur Mediapart, blog de Jean-Pierre Thibaudat : « Côté jardin, il y a un jardin qui avance. Côté cour, il y a Alain Béhar qui court après les mots. Un spectacle qui jardine. »

Par Jean-Marc Adolphe (ex rédacteur en chef de Mouvement) : « Un sacré cirque, dont Alain Béhar est à lui seul le Monsieur Loyal, l’acrobate, le funambule, le clown-philosophe. On connaissait l’auteur- metteur en scène (pour qui a vu certains de ses précédents spectacles) ; on découvre là « l’acteur », en épatante simplicité, tour à tour confident, bouffon, et surtout poète de ses propres embardées, lutin mutin qui nous balade allègrement dans un fouillis de pensées et d’invraisemblables histoires de fêtes, d’assemblées générales d’un Mouvement potentialiste, de décors de théâtre abandonnées et de quelques ritournelles fredonnées.« 

Tarifs : 16/8/4€

D’Alain Béhar

Cie Quasi, Occitanie

Avec Alain Béhar et Montaine Chevalier
Scénographie Cécile Marc, Alain Béhar, Montaine Chevalier
Lumières Claire Eloy
Images et régies Stéphane Couzot, Jesshuan Diné
Et les regards vagabonds d’Antoine Wellens, Marie Vayssière, Daniel Romero, Alain Fourneau, Mireille Guerre, François Tizon, Renaud Bertin, Suzanne Joubert…

Coproduction :  hTh CDN de Montpellier, CDPB, 3bisF et Théâtre du bois de l’Aune à Aix en Provence

Avec le soutien de : Mèq Laboratoire de création numérique d’hTh, du Théâtre Garonne à Toulouse, de la compagnie La Liseuse, de Josette Pisani, Marseille Objectif Danse et de la Friche de la Belle de Mai à Marseille.
Avec le soutien de l’Onda, office national de diffusion artistique
La compagnie Quasi est conventionnée par la DRAC et la Région Occitanie.