Jeudi 12 février 2015 à 19h00

Jeudi 12 février 19h

Trois variations inspirées de l’univers fabuleux de monsieur Jean Dubuffet.
Conception Anne Marina Pleis

« La botte à nique » parle de jardinage, de plantes, d’eau et de terre ; dans l’illogique de la nature et de la vie. On y retrouve différents enjeux : le rapport au temps
« on na bo atandre santan»,

aux cycles
« sécome défoi sava pa ipouce rien du tou fopa surman pleuré poursa iapadecoi anfer unpla ji iédi souvan ogrèn-tié poucoic la maime grène âpre satournotreman…»,

au soin du détail
« on peu lai ferre saiché dan zun dicsionère avaique dé buvarre ansouvnire dé za mouraite… »,

à la pluralité
« touttela vairedure ».

 

Konférans

Conférence populaire et théâtrale sur l’art et la vie
imaginée par Anne Marina Pleis & Gerda Müller
Avec : Gerda Müller

Mise en scène d’une adaptation de l’Avant-projet d’une conférence populaire sur l’art de Jean Dubuffet, joyeusement interprétée et adressée au public par la comédienne berlinoise Gerda Müller (elle parlera toutefois français).

D’une manière espiègle, on veut ici médire le « Grand Art » et ainsi nos manières, parfois un peu inconscientes, de hiérarchiser notre monde.

Qui est supérieur ? Et à quoi ? Au nom de quoi ? Et, qui est nommé artiste ? Au nom
de quoi ? Qui en décide ? Où est le savoir vivre dans tout cela ? Et le bon sens ? Qu’est-ce qu’on partage ? Qui on invite chez soi ? Qui, on invite au théâtre ? Avec qui on arrive à rire (malgré tout ?) ???

Questions qui m’ont donnés envie d’utiliser cet avant-propos et de le monter avec une autre étrangère. Elle, elle cite Dubuffet: …que vous sachez bien que l’art est un domaine ouvert à tout le monde… N’importe qui peut bien l’apprécier et le pratiquer… L’art doit toujours un peu faire rire et un peu faire peur…
Anne Marina Pleis

 

Fo biné

Variation #2 sur La botte à nique imaginée par Jérôme Bourdellon

Concert pour trois musiciens improvisateurs
Avec :Jérôme Bourdellon – flûtes et divers
Frédérique Wolf-Michaux – voix
Anil Eraslan – Violoncello

Les flûtes de Jérôme Bourdellon, la voix polymorphe de Frédérique Wolf-Michaux et le violoncello d’Anil Eraslan envahissent le texte végétal de Dubuffet, l’enroule, le font proliférer et se perdre dans des volutes sonores et musicales. Les graines vocales et instrumentales semées par la chanteuse et le flutiste sont en quelque sorte arrosées et cultivées par l’électroacousticien. Tout se passe pendant la performance, en temps réel, sous les yeux et aux oreilles des spectateurs.
Nicole Granger

 

Karaoké brut

Avec : le public

Chanter n’appartient ici pas seulement aux artistes. tout le monde peut chanter. ici vous connaissez et choisissez les mélodies (comme au vrai karaoké), mais pour rester brutement correct il y a du décalage : vous chanterez les paroles de la « botte à nique ».
comment faire résonner « touttela v airdure » sur Halliday, Dalida ou un air d’opérette ?

 

2004-Dubuffet1
Jean Dubuffet Autoportrait II, 1966 Collection Fondation Dubuffet, Paris

Jean Dubuffet (1901-1985) peintre, sculpteur et plasticien français

Il a produit une œuvre variée, marquée par une remise en question constante. Artiste majeur du XXe siècle, sa vie est scindée en deux périodes distinctes : la première porte l’empreinte d’un héritage familiale ; la seconde débute en 1942 lorsqu’il décide de se consacrer exclusivement à sa vocation artistique.
C’est en 1945, alors qu’il est encore inconnu, qu’il réussit le tour de force d’être exposé à la galerie Drouin avec sa première œuvre majeure, Les gardes du corps . Celle-ci lui vaudra de nombreuses critiques, mais aussi de nouvelles perspectives : il est ainsi exposé à New York.

Jean Dubuffet se passionne pour l’art brut, terme qu’il a inventé pour désigner les productions de personnes exemptes de cultures artistique, œuvrant en dehors des normes esthétiques convenues, réalisées notamment par des autodidactes isolés et pensionnaires d’asiles psychiatriques. Il redéfinira souvent cet art brut pour le distinguer de l’art populaire, de l’art naïf. La collection d’art brut qu’il constitue est hébergée depuis 1975 à Lausanne et comprend plus de 60 000 œuvres.

 

Théâtre Vingt-Sept, Marseille

Avec le soutien de La Ville de Marseille, le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur, la SPEDIDAM et le 3bisf, Lieu d’arts contemporains à  Aix en Provence.
Coproduit par Le Merlan, Scène nationale de Marseille, Conseil Général de Meurthe-et-Moselle – Château de Lunéville. Une production du théâtre 27
Droits d’auteur : (c) Éditions Gallimard, Prospectus et tous écrits suivants
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