Mardi 11 février 2014 à 20h30

Mardi 11 février à 20h30

Cie MidiMinuit, Seine-Saint-Denis
Texte et mise en scène : Guillaume Vincent
Avec : Emilie Incerti Formentini
Dramaturgie : Marion Stoufflet
Lumières : Niko Joubert
Son : Géraldine Foucault
Costumes : Guillaume Vincent
Production, administration : Laure Duqué
Photo : Elisabeth Carecchio
En co-réalisation avec le CICT/Théâtre des Bouffes du Nord et La Comédie de Reims. Avec le soutien de La Colline – théâtre national.

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Une femme d’environ trente ans évoque sa vie, son mari, son travail, et ses allers-retours à l’hôpital psychiatrique… elle aimerait partager son expérience, elle est maniaco-dépressive. Rendez-vous gare de l’Est est le récit quasi documentaire de 6 mois de sa vie. Mais ce n’est pas la maladie qui est au centre de ce récit, ce récit est en fait un portrait.

« J’ai aussi de l’Abilify, je trouve que le mot est poétique. Abilify, ça fait papillon. J’en prends une grosse dose et en fait c’est un médicament, moi je trouve que ça fait papillon fye, fly… et en fait c’est un médicament qui t’empêche de faire des interprétations et… parce que t’as tendance quand t’es pas bien à te dire, putain ton pull, là y a du rouge, du bleu ça forme un as de pique ou alors un oiseau à l’envers et ça veut dire que… et ça t’empêche de faire ça. »

Guillaume Vincent : « J’avais décidé d’enregistrer une jeune femme souffrant de maniaco-dépression. Au départ, le sujet qui m’intéressait ce n’était pas tant elle que sa maladie. Mais au fur et à mesure de nos « rendez-vous », je me suis rendu compte que le sujet c’était bien elle et non sa maladie. L’orientation de nos conversations est alors devenue plus large, il ne s’agissait plus seulement de médicaments, d’hôpitaux… nous parlions de quotidien, d’amour, de travail, bien sûr la maladie n’était jamais loin mais elle apparaissait comme en arrière-plan. Il ne s’agissait plus de dresser le portrait d’une malade mais le portrait d’une femme vivant avec une maladie.
En commençant ce projet, je n’avais aucune idée du temps que dureraient nos entretiens. Nos rendez-vous se sont au final espacés sur une période de six mois, nous nous voyions de manière quasi hebdomadaire. Pendant ses six mois, elle a connu un internement, puis elle est passée d’une phase disons stable à une phase maniaque puis à une phase dépressive. Nous avons mis un terme à nos entretiens lorsqu’elle fût de nouveau internée. »

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