Lundi 10 décembre 2012 à 20h30
Mardi 11 décembre 2012 à 14h30
Mardi 11 décembre 2012 à 20h30

Lundi 10 décembre à 20h30
Mardi 11 décembre à
14h30 et 20h30

Une programmation des ATP d’Aix-en-Provence
Réservation et billetterie auprès des ATP – cliquer ici
04 42 26 83 98

Texte et mise en scène Fabrice Murgia / Compagnie Artara
Interprétation Emilie Hermans, Anthony Foladore, Laura Sépul
Scénographie François Lefebvre
Création video Jean-François Ravagnan

Musiques, environnement sonore Maxime Glaude
Créateur lumière Manu Savini
Costumes Marie-Hèlène Balau
Assistante à la mise en scène Catherine Hance
Régisseur général Michel Ransbotyn
Régie lumière Jody Deneef
Régie vidéo Matthieu Bourdon
Régie son Christophe Flemal
Chauffeur camion Jean-Jacques Van Binnebeek

Production : Théâtre National de la Communauté française/ Bruxelles en collaboration avec la Compagnie Artara, le Festival de Liège et Théâtre et publics.

Le chagrin des Ogres, c’est le récit d’une journée au cours de laquelle des enfants vont cesser d’être des enfants. Le témoignage de Bastian Bosse, 17 ans, qui a préféré mourir le 20 novembre 2006 après avoir tiré dans son lycée. Le rêve de Lætitia qui a grandi dans la peur, et qui est en train de se réveiller sur son lit d’hôpital. Leur tentative de fuir dans un imaginaire formaté par nos nouvelles manières de communiquer. Le désespoir de ceux qui hurlent à l’aide, sans que l’on sache réellement lesquels d’entre eux détiennent des rêves et des bombes pour se venger de ceux qui ne les entendent pas. Le chagrin des Ogres, c’est notre façon d’enterrer notre enfance.

2006 : Bastian Bosse, 18 ans, revient dans son ancien lycée. Il ouvre le feu avant de retourner l’arme contre lui. Sur internet, il avait annoncé son geste.

2006 : Natascha Kampusch, 18 ans, échappe à la surveillance de l’homme qui l’avait kidnappée dix ans plus tôt. Son « cas » fait l’objet d’une formidable médiatisation.

Explorant le blog personnel de Bastian et les interviews de Natascha, prélevant quelques fibres à ces deux destins d’exception, Fabrice Murgia tisse avec Le chagrin des Ogres, un conte onirique qui dépasse largement la matière des faits-divers. Son écriture toute imprégnée de sa propre expérience – pas si lointaine – des bouleversements adolescents, trouve le chemin de la fiction pour restituer avec une justesse touchante les attentes, la vitalité, les noires colères et le désarroi de sa génération.