Mardi 4 décembre 19h

SPECTACLE COMPLET, LA RÉSERVATION N’EST PLUS POSSIBLE

Dans le cadre de Momaix, temps fort de spectacles à voir en famille.
Tarif unique 6 € – à partir de 11 ans
Durée 1h40

L’avare de Molière
Compagnie Vol Plané, Marseille

Mise en scène Alexis Moati et Pierre Laneyrie
Espace et costumes Aude-Claire Amédéo
Avec Carole Costantini, Sophie Delage, Pierre Laneyrie, Alexis Moati et Fabrice Giovansili (régie)
Photo Matthieu Wassik

Coproduction Théâtre du Gymnase, Marseille – Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône
Administration de Production Anne Maguet

« Comme il grince et sonne actuel, cet Harpagon là ! On sait que Molière a peint son Avare sans aucune tendresse : parmi ses personnages d’obsessionnels monomaniaques il est le seul véritablement haïssable, écœurant, dominé par la possession sensuelle de l’or et de la chair jeune des filles, battant son personnel, animé de désir de meurtre et n’aimant personne, surtout pas ses enfants. C’est que son obsession n’est ni le rang, ni la maladie, ni le langage, ni le sexe, mais l’argent. Maladie fatale, bourgeoise, péché capital infâme dans l’ancien régime… Le rapport que notre société entretient avec l’argent n’est pas plus simple, et l’idée de réactiver l’Avare pour l’interroger est formidable. Les relations père-fils ont la violence d’une relation moderne, où les jeunes sont privés d’avenir et dépendants. » Agnès Freschel, Zibeline

Les usuriers institutionnels ont repris le flambeau d’Harpagon. Cléante est toujours là, qui se ruine auprès d’eux, à qui l’on pourrait dire « Je vous vois, Monsieur, dans le grand chemin justement que tenait Panurge pour se ruiner, prenant argent d’avance, achetant cher, vendant à bon marché, et mangeant son blé en herbe ».
L’argent ne circule pas, c’est la thrombose, la crise. Les pères refusent de transmettre à leurs enfants, ils gardent jusqu’à l’heure de mourir. Les cassettes sont bien enterrées. Et les rapports se tendent. Françoise Bettencourt-Meyers attaque cruellement sa mère, et Liliane réplique violemment. Chacun veut l’argent de tout le monde, c’est la guerre, le vol des rapaces.
« Que veux-tu que j’y fasse? Voilà où les jeunes gens sont réduits par la maudite avarice des pères; et on s’étonne après cela que les fils souhaitent qu’ils meurent. »
Voilà ce qui arrive quand on commence à parler d’argent.
Pierre Laneyrie

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