Mercredi 27 mars 2013 à 19h00

Mercredi 27 mars à 19h
Avant-première de la version scénique

Texte de Marguerite Duras
Adaptation et mise en scène Danielle Bré
Assistant à la mise en scène Mathieu Cipriani
Régie générale Christian Noël, Alice Huc
Monsieur Andesmas Maurice Vinçon
La fille de Michel Arc Olive Bernard
L’épouse de Michel Arc Peggy Péneau
Compagnie In pulverem reverteris, Aix-en-Provence, Marseille

Ce récit est d’abord l’histoire d’une attente : celle d’un vieillard, Monsieur Andesmas, assis sur une chaise en rotin, devant la maison qu’il vient d’offrir à sa fille Valérie. En cette après-midi d’été, il attend l’architecte Michel Arc, qui va être chargé de construire une terrasse sur ce terrain pour Valérie, devant la mer. Mais Michel Arc ne vient pas…Monsieur Andesmas attend. Au fil de son attente, le rejoindront un chien, une petite fille et une femme, respectivement fille et épouse de Michel Arc. Car il se pourrait bien que Michel Arc soit en compagnie de Valérie, en bas sur la place du village, en train de danser… Au rythme du vent, un air de musique, un refrain d’amour, monte jusqu’à la terrasse de Monsieur Andesmas. Une musique symbolisant la jeunesse et la joie, qui atteint de plein fouet la masse vieillissante de Monsieur Andesmas. Il vit alors une agonie qui n’en est pas une. Car on survit … A quoi somme toute ? A la fin d’un amour ? A l’abandon ? A l’inéluctable de la séparation, à la fin de son désir, à la contagion des autres, simplement peut être à un après-midi d’été, en France dans les années 1960.

Au futur spectateur…
L’histoire qu’on va vous raconter ce soir est une histoire d’aujourd’hui. C’est une histoire sentimentale mais elle s’ancre dans notre société, dans ce temps de mutation et de crise.
Elle met en jeu des gens comme vous. Ce ne sont pas non plus des gens simples. Elle va vous être racontée par eux-mêmes. Ce sont des revenants, pas des fantômes, des revenants, des êtres qui ne sont pas revenus de cet après-midi d’été qui les a réunis. C’est pourquoi ils reviennent inlassablement sur ce qui leur est arrivé, sur cette colline, devant cette maison, cet été là.
Ils n’ont pas rencontré des extraterrestres. Nul fait divers exceptionnel ne s’est passé là. Ils n’ont pas entendu des voix. La vierge ne leur est pas apparue. pourtant, comme Bernadette ou Jeanne d’Arc, ils n’ont plus jamais été pareils, après.
Ils ont accédé obscurément à une nouvelle conscience de leur humanité. Obscurément car ils ne maîtrisent pas grand-chose de cette conscience même s’ils savent qu’il est important de la partager.

Danielle Bré

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