Mercredi 21 mars 2012

Mercredi 21 Mars – 20h30

Cie Les Travailleurs de la nuit, Marseille

Mise en scène et adaptation: Frédéric Poinceau
Assistanat : Céline Pitavy et Julie Familiar
Avec : Eric Bernard, Stephen Butel, Magalie Dupuis, Bérangère Hirtz, Fabrice Michel, Laurent de Richemond, Maxime Reverchon
Vidéo : David Béchu
construction décor : Mathieu Calvez
Création lumière : Marc Vilarem
Administration : Archipel Nouvelle Vague
Crédit photo : Mélissa Conté
Remerciements : Dominique Chevet, Mélissa Conté, Anaïs Mel, Virginie Breiger, Thomas Giovannetti

Librement inspiré du Banquet de Platon

Le projet théâtral « Les Bienfaits de l’Amour », librement inspiré du Banquet de Platon, et du fragment Thalia d’Hölderlin, est le troisième volet d’une trilogie théâtrale consacrée à l’Erotisme.
Après ses précédentes créations conçues à partir de matériaux cinématographiques ou romanesques, la compagnie « Les Travailleurs de la Nuit » se propose de poursuivre son enquête festive sur Eros, à partir de ce dialogue philosophique célèbre de Platon.

« Les Bienfaits de l’Amour » s’organise autour d’un concours rhétorique (et poétique), où chaque acteur va devoir « improviser », dans un grand désordre, et sur le fond d’une passion gaie, celle de l’Amour. Et c’est un mélange des genres, que propose la joute oratoire à laquelle nous assistons, autant par les formes que le discours emprunte, tour à tour farcesque, élégiaque, tragique, philosophique ou mythologique, que par la variété des portraits et des coups de théâtre qui surviennent. La situation « dramatique » en est donc à la fois jubilatoire et périlleuse pour l’acteur, puisqu’il devra se souvenir du principal axiome de la soirée, annoncé dès le prologue : Que le plus beau parleur gagne la couronne! Mais un certain Socrate décide de changer les règles du jeu en vigueur.

Le Banquet est l’un des textes les plus célèbres de Platon, dont l’influence s’exercera durablement sur la pensée occidentale et pour cause, il y est surtout question d’amour et des multiples facettes de son divin représentant, le Dieu Eros. Texte de maturité dans la production du philosophe, écrit vers 380 av. J.C., redécouvert à la Renaissance, il n’en reste pas moins un dialogue à part, plus poétique que philosophique dans sa forme, et éminemment théâtral, puisque Platon y met en scène, dans une richesse stylistique exubérante, sept personnages, qui vont nous initier à ce qu’aimer veut dire.

« Après avoir épuisé les sexes et démembré les corps dans le texte, il me semblait salutaire de mener une contre enquête sur l’Idéalité amoureuse… Plus sérieusement,  à travers le Banquet platonicien, je voulais retrouver le chemin du Désir, pour moi-même. Pas le désir en tant que force abstraite, mais en tant qu’énergie motivante, concrètement vécue. Platon nous rappelle que le Désir est un germe créateur, qui se déploie selon nos propres lois, parce qu’il est allié de la volonté et inclut la possibilité du choix. Il ne s’agit pas des petits désirs, eux, multiples, et ayant plus à faire avec l’Avoir qu’avec l’Être, mais plutôt d’un désir essentiel, existentiel, qui peut rendre sa dignité et sa liberté à l’homme, et tout cela défile sur le ton de la boutade. C’est une matière étrange, faite d’une grande rigueur morale et d’une innocence radicale, qui a à voir avec de l’utopie pure. Elle me touche et me console de mes désarrois. »
Frédéric Poinceau, Metteur en scène

Projet soutenu par la ville de Marseille, par la région PACA et par le conseil général des Bouches-du-Rhône
Production Les Travailleurs de la Nuit / Coproduction Théâtre des Bernardines, Théâtre de la Minoterie
Avec le soutien de la Ville de Marseille, du Conseil Régional PACA, du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et du FIJAD
Avec l’aide de la DRAC Provence-Alpes-Côte-d’Azur

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