Jeudi 25 novembre 2010 à 19h00

jeudi 25 novembre à 19h

Entrée libre

Un partenariat Université de Provence, Marseille Provence Capitale Européenne de la culture, le Théâtre Antoine Vitez, dans le cadre des Ateliers de l’Euroméditerranée.

Ouverture au public de l’Atelier mené avec les étudiants en théâtre de l’Université de Provence et de jeunes acteurs algériens par Kheireddine Lardjam

Cie : El Ajouad
Texte : Mustapha Benfodil

musicien : Amazigh Kateb

Administration: Dorothée Ollivier
Assistantes à la mise en scène : Manon Allouch, Christina Pontet
Avec : Adila Bendimered, Nadir Benmansour, Elie Chapus, Louise Desmullier, Malika Guemmat, Aulne Jouin, Iris Julienne, Habib Lardjam, Sophie Marque, Meriem Medjkane, Malte Schwind, Ouiza Zanoun

Dans un asile de fous croupit Salah, un vieil instituteur affaibli et aveugle. Trente ans auparavant, il fut arrêté, torturé et soumis à toutes sortes de persécutions pour avoir enseigné à ses élèves que « le 5 juillet 1962, l’Algérie a quitté la France après 132 ans de colonisation ». Il faut noter que ce jour-là, Salah avait « chaussé » le mauvais œil, son œil gauche, celui avec lequel il voit tout à l’envers, lui dont la lignée se réclame des Borgnes Lumineux, des gens qui, par la grâce d’un gène magique, ont le don de voir la chose et son contraire selon qu’ils la considèrent de l’œil gauche ou de l’œil droit.
Un jour, Salah reçoit la visite de Samir. A la faveur de la rencontre d’un curieux personnage dénommé L’Ophtalmologue Ancestral, Samir part dans une quête personnelle à la recherche de son vrai père, sur les traces de son arbre généalogique, remontant la geste de ses ancêtres, les « Borgnes Lumineux ».
Dans l’asile psychiatrique, Samir découvre toute une population de proscrits et d’éclopés, rescapés de toutes les guerres. Bientôt, les récits de ces îlots d’humanité vont dériver vers un trou noir total , et leurs soliloques s’entremêler.


Kheireddine Lardjam
est un des jeunes artistes algériens qui, par son travail, ne cesse d’interroger les liens qui unissent les deux rives de la Méditerranée. Né en1976, il crée El Ajouad (Les Généreux) en 1998 d’Abdelkader Alloula. La troupe qu’il crée à Oran avec quelques amis porte le nom de cette pièce.
Ensemble, ils se consacrent à la découverte et la diffusion de textes d’auteurs contemporains, en particulier algériens. La Récréation des clowns de Noureddine Aba, Les Coquelicots de Mohamed Bakhti, La Pluie de Rachid Boudjedra, mais également des pièces d’auteurs occidentaux, Roméo et Juliette, En attendant Godot de Beckett, Ubu roi d’Alfred Jarry, Les Justes d’Albert Camus et Syndrome aérien de Christophe Martin. Ses spectacles tournent en Algérie et en France de façon régulière. Il noue de forts compagnonnages avec des théâtres comme le Forum culturel–scène conventionnée du Blanc-Mesnil, l’Arc–scène nationale du Creusot.
Pour la saison 2010-2011, il fera partie du collectif d’artistes du Centre dramatique régional de Vire. En Janvier 2011, il répondra aussi à une commande du Centre dramatique de Sartrouville, pour une création Jeunesse dans le cadre du Festival Odyssées en Yvelines*. Un texte écrit par Pauline Sales.

 

Mustapha Benfodil est né en 1968 à Relizane, dans l’ouest de l’Algérie. Il a entamé des études de mathématiques avant de se convertir au journalisme. Il publie trois romans :« Zarta », « Les Bavardages du Seul » et « Archéologie du chaos (amoureux) ».
Dans le domaine du théâtre, il écrit plusieurs textes, notamment pour la compagnie Gare-au-Théâtre que dirige Mustapha Aouar. En 2005, il participe à une résidence dramatique à Anvers et en revient avec la pièce « Clandestinopolis » qui sera jouée notamment au théâtre du Rond-Point, au festival La Mousson d’été et au CDN de Saint-Etienne. D’autres résidences le mèneront à la Cité des Arts de Paris, à Chenôve près de Dijon et à la Maison des Auteurs du Festival des Francophonies en Limousin.
Outre le roman et le théâtre, Mustapha Benfodil ne s’est jamais départi de la poésie. Le recueil « Cocktail Kafkaïne » est en voie de parution. Invité au festival Les Voix de la Méditerranée, à Lodève en 2008, il a été également présent au festival Le Marathon des Mots, à Toulouse.
Comme reporter, Mustapha Benfodil s’est rendu deux fois en Irak en pleine guerre, expérience qu’il relate dans « Les six derniers jours de Baghdad – Journal d’un voyage de guerre ».

Mustapha Benfodil vit et travaille à Alger où il est journaliste au quotidien El Watan. Le 3 mai 2008, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, il a été distingué par le prix international Omar Ouartilani décerné par le journal El Khabar.

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