du 8 au 12 mars 2011 à 19h00 ou 20:30

Du mardi 8 au samedi 12 mars
Mardi 8, vendredi 11 et samedi 12 mars à 20h30
mercredi 9 et jeudi 10 mars à 19h

d’après le scénario de Robert Bresson

Mise en scène : Frédéric Poinceau
Avec des étudiants des cursus théâtre de l’Université de Provence
Avec : Lucile BREBEL, Sophie MARQUE, Florine MONTAGNIER, Tiphaine JANVIER, Clara REBEIROT, Berry HIRTZ, Maxime REVERCHON, Pierre LEVY, Rémi FAURE, Neills DOUCET, Quentin ARANDA, Elie CHAPUS, Jonathan RAMBACH
assistantes : Céline PITAVY, Julie FAMILIAR CANO
régie : Emmy FAURE, Sebastien ESCUDIE, Angéline DEBORDE
scénographie : Clara GAI, Eleni TSARA
médiation : Melissa CONTE, Nabila REBIAI

« Le DIABLE PROBABLEMENT » est l’avant-dernier film de Robert BRESSON, réalisé en 1977. Fresque pessimiste de la jeunesse de la fin des années 70, le film retrace quelques journées de la vie de Charles avant son suicide, et de quelques uns de ses ami(es). C’est à travers les errances de ce jeune étudiant, désabusé et sceptique, à travers ses désespoirs amoureux et son indifférence politique, que Bresson va pouvoir dénoncer, de façon prophétique, les prémisses d’une société, pour lui en total déclin -et dont il va se séparer- société marchande individualiste, enfantée monstrueusement par une révolution libertaire, à son avis, ratée (celle de 68), et que marquent la fin des idéologies, la consommation de masse, le désastre écologique qui en découle, et la disparition de la foi religieuse, qui va ébranler le cinéaste, lui-même.

Mais comme le souligne François TRUFFAUT en évoquant le film, « LE DIABLE PROBABLEMENT » nous parle aussi « de la beauté, de l’intelligence et de la gravité de la jeunesse, à travers ces figures d’anges médiévaux, marchant sur de l’air, et dont la vérité dépasse celle d’une époque… »

Charles : La croissance ! La croissance de quoi ? Du bonheur, par la carte de crédit ? Si je perdais la vie voilà ce que je perdrais (en énumérant un annuaire) : l’éducation de 9 à 10 ans, l’éducation de 11 à15 ans, la bibliothèque de l’homme cultivé, la taxe locale d’habitation, les acomptes provisionnels… 
Je crois le plus que je peux à la vie éternelle mais, si je me suicide, je ne peux imaginer que je serai jugé pour n’avoir pas compris ce que personne ne peut comprendre.
 Plus rien de politique dans ma vie, si ce n’est le refus de toutes les politiques. 
Je ne veux pas que l’on me force à ne plus vouloir, à remplacer mes non désirs par de faux désirs, calculés par des statistiques, des sondages, des calculs, des classifications américano-soviétiques super-connes. Je ne veux pas être un esclave. Robert Bresson

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