du 26 au 27 janvier 2011 à 19h00 ou 20h30

Mercredi 26 janvier – 20h30
Jeudi 27 janvier – 19h

La RéCréation (Étape de travail 1)
D’après l’œuvre de Robert Walser

Conception et mise en scène : Danielle Bré
Assistant à la mise en scène et dramaturge : Mathieu Cipriani
Assistante : Sofy Jordan
Scénographie et lumières : Christophe Chave
Avec : Yoann Goujon, Bryce Quétel Amandine Thomazeau, Charlotte Ramond, Stina Soliva, Pierrick Bonjean
Cie In Pulverem Reverteris, Aix Marseille

Production Par Les Villages

Spectacle dédié aux jeunes de 16 à 25 ans
Une cour de récréation mentale pour une jeunesse contemporaine possible. Et si l’opacité des jeunes n’était que le reflet du silence des adultes ?

Jakob
Depuis quelque temps, je suis devenu nerveux, si l’on peut appeler nervosité une certaine tension jointe à l’affaiblissement des facultés d’observation. Tout est devenu trop délicat, on est non point sur la terre ferme mais
comme flottant en l’air. Et puis cette continuelle possession et conscience de soi, cela y fait peut-être aussi. On attend toujours quelque chose, et finalement cela vous affaiblit. Et d’un autre côté on s’interdit sévèrement d’attendre car cela est inadmissible. Nous vivons déjà presque ailleurs. C’est comme si nous étions ici, respirant, dormant, mangeant, veillant, assistant à des cours et apprenant des leçons mais d’une façon toute provisoire.
Quelque chose comme une force motrice impitoyable bat bruyamment des ailes chez nous. Serait-ce que nous épions l’avenir. Un quelconque après.
Robert Walser, l’Institut Benjamenta.

Julie
J’ai l’impression de voir à travers le corps de mes camarades et de mes parents, au sein de leurs pitoyables entrailles, je les entends penser et s’instruire. Je les vois commettre erreurs et bêtises. Mais en fin de compte c’est moi la plus fragile, la plus faible et la plus infidèle à moi-même qui soit sur terre. Je voudrais jeter un cri, appeler très fort au secours, mais je n’en suis pas capable. Je suis vide, durcie, glacée.
Un château de cartes, voilà ce qu’est pour moi l’architecture de l’univers, il n’y a pas si longtemps solide, somptueuse : rien qu’un souffle, un pas, un léger mouvement, un toucher, et elle va s’effondrer en minces plaques de papier.
Robert Walser, Sur quelques autres et lui-Même

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