du 9 au 10 novembre 2010 à 20h30 et 19h

Mardi 9 novembre à 20h30
Mercredi 10 novembre à 19h

En co-programmation avec les ATP d’Aix-en-Provence
d’après Svetlana Alexievitch

Texte français : Sophie Benech

Mise en scène : Nicolas Struve
Scénographie : Damien Caille-Perret
Lumière : Pierre Gaillardot
Avec : Christine Nissim, Stéphanie Schwartzbrod, Bernard Waver
Cie L’oubli des cerisiers, Paris

Production : Studio-Théâtre de Vitry
Co-production : Arcadi
Coproduction pour la reprise : Arcadi, Compagnie L’Oubli des cerisiers, Théâtre des Quartiers d’Ivry

Durée : 1h50

Dans l’immédiat après Union Soviétique, trois récits tirés d’entretiens menés par Svetlana Alexievitch, avec trois anciens membres du parti communiste d’URSS, chacun ayant tenté de se suicider parce qu’intimement attaché au monde qui s’effondrait.

Le fameux «empire du mal » a aussi été un espace où deux cents millions de sujets essayèrent, quotidiennement et tant bien que mal, de vivre, aimer, élever des enfants, leur transmettre quelques valeurs, bref, de mener une vie aussi humaine qu’il se pouvait. Un espace où certains crurent sincèrement qu’il était possible, souhaitable, d’édifier un monde neuf, plus juste, d’où émergerait un homme nouveau plus généreux et élevé. En découvrant un beau jour, souvent au terme de toute une vie de sacrifice, qu’ils avaient été les dupes d’un mythe qui reposait sur leur aveuglement et se nourrissait de leur abnégation, ils ont tenté de se donner la mort, plutôt que de survivre à l’effondrement de leur idéal. Ensorcelés par la mort est leur histoire tragique. Histoire de leur foi, que quelques-uns d’entre nous ont partagée, histoire de leur cécité et de leur culpabilité. Ensorcelés par la mort se voudrait l’histoire intime d’un monde totalitaire où, joies et idéaux ont également existé, l’histoire d’une fracture contemporaine.

Les personnages d’Ensorcelés par la mort ont lutté croyant que « tout le monde allait être heureux ». Il s’agit sans afféterie mais joyeusement de laisser voir, entendre, venir jusqu’au spectateur, la peur et le courage, la détresse et l’enthousiasme, l’héroïsme et la faiblesse, bref l’humanité de ces trois êtres…

Nicolas Struve

Née en Biélorussie le 31 mai 1947, Svetlana Alexievitch développe l’interview comme instrument de travail. Son œuvre est entièrement consacrée aux tragédies de l’histoire de son pays. Elle commence sa carrière d’écrivain par deux livres sur la Seconde Guerre mondiale. Puis, dans Les cercueils de Zinc, elle s’attaque au mythe de la guerre de libération en Afghanistan,position qui lui vaut d’être jugée pour atteinte portée à la mémoire des soldats soviétiques. Par la suite, elle écrit La Supplication, bouleversant témoignage sur le monde après Tchernobyl. Svetlana Alexievitch vit depuis de nombreuses années en exil. Elle continue son œuvre et travaille aujourd’hui à un livre sur l’amour.

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Le théâtre Vitez programme aussi « Dessin de lumière. Spontanéité du dialogue » d’après « La guerre n’a pas un visage de femme » de Svetlana Alexievitch le 26 octobre 2010.