du 7 au 16 janvier 2011


photo : Patrice Claire
photo : Patrice Claire


du vendredi 7 au dimanche 16 janvier 2011

Spectacles des compagnies et ateliers amateurs issus des communes du Pays d’Aix.
Tous les spectacles sont accueillis au théâtre Antoine Vitez et sont en entrée libre.

Chaque année, ce temps fort de la saison du théâtre Vitez témoigne de la vitalité et de la richesse des pratiques théâtrales amateurs sur notre territoire. Cette année, en plus des 12 pièces programmées, nous avons passé commande aux compagnies les plus « fidèles » de petites formes théâtrales autour de notre thème de saison « Pour briser la glace de la mer intérieure ». Quatre ont répondu à cette demande et ont créé de petites formes spécialement pour ce festival.

Ces courts spectacles seront représentés les 11, 12,13 et 14 janvier, en 2ème partie de soirée, après un entracte. Nous vous incitons à assister à la soirée entière, mais il est aussi possible de n’assister qu’à l’une ou l’autre partie de la soirée.


Vendredi 7 janvier à 19h : « Deux femme pour un fantôme » de René de Obaldia (durée 1h)
Cie La colline Douce, de Coudoux

Metteur en scène : Jean-Marc Vidal
Avec : Annie Revranche, Gisèle Roignot, Philippe Roignot

Brigitte décide d’organiser un tête-à-tête avec la maîtresse de son mari. Il s’ensuit un dialogue étonnant, parfois détonnant. Elles recréent toutes deux un amant et un mari idéal, tandis que ce dernier, invisible à leurs yeux, rôde continuellement autour d’elles sous la forme d’un fantôme…


Vendredi 7 janvier 21h : « Le dire troublé des choses » de Patrick Lerch (durée 1h20)
Cie Anagramme, de Pertuis (Côté cour, côté jardin)
Metteur en scène : Stefan Speekenbrink
Avec : M.T. Baudino, M.A. Bigorgne, M. Debionne, M. Faraldo, I. Lovy, C. Metelski, C. Piat

Aux dires mêmes de l’auteur, « il s’agit d’une superposition de crises passagères ou durables où les âmes de trente hommes et femmes semblent vagabonder sur les sentiers de l’obsession. » Présenté sous forme de monologues, l’on découvrira des sentiers parfois dramatiques, mais provoquant aussi souvent un rire joyeusement jaune devant ce pathétique exacerbé.


Samedi 8 janvier à 19h : « Petits jeux avec frontières », une création originale de Catherine Suty (durée 1h10)
Compagnie les électrons flous, du Puy Sainte Réparade
Metteur en scène : Jean Marc Vidal
Avec : Pascal Caroff, Géraldine Couard, Philippe Marc, Catherine Suty, Christine Zottele, Les enfants : Antonin Caroff, Théo Morichaud.
Régie : Théo Broche

Des comédiens parisiens jouent leur dernière représentation de l’«Antigone» de Sophocle dans un pays improbable des Balkans : la Slovéquanie, à la veille du référendum d’adhésion ou non à l’Europe. Absurdité de la situation politique, choc des cultures entre acteurs tsiganes et français ; vrais et faux-semblants de la scène aux coulisses et valse mêlée des sentiments.
Dans Petits jeux avec frontières, nous tentons de nous interroger sur la place des Tsiganes aujourd’hui. Ne sont-ils pas les derniers laissés-pour-compte de l’Europe ?
Et puis, pourquoi les tsiganes, gitans, manouches, bohémiens… provoquent-ils immédiatement fascination ou répulsion ?
Peut-être que nous leur envions leur liberté, leur sens de la fête ?
Peut-être sont-ils plus capables de faire résonner leurs rires, leurs pleurs et exprimer leurs sentiments sans pudeur et sans masques ?
Peut-être sont-ils simplement plus vivants que nous ?


Samedi 8 janvier à 21h : « Grand peur et misère du IIIème Reich » de Bertolt Brecht (durée 1h45)
MJC Prévert, d’Aix-en-Provence
Metteur en scène : Frédérique Mazzieri
Avec : Ghislaine Aube-Martin, Fred Babin, Michel Charlier, Annie Darmon, Valérie Fernandez, Marion Guillard, Yann Japart, Maria Maestracci, Valérie Masper, Dominique Plauchud, Malou Valesi
Guitare électrique et arrangements : Laurent Hoebeke, 
Basse: Sylvie
 Hoebecke

Le spectacle est une adaptation de 14 scènes du texte de Bertolt Brecht  » Grand peur et misère du III ème Reich » qui en compte à l’origine 24. Brecht écrit ces scènes à partir de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature d’Hitler. Il s’agit ici de raconter « la précarité évidente du III ème Reich, dans toutes ses ramifications,contenue uniquement par la force ».
 Ce texte témoigne d’une réalité de la dictature en Allemagne avant la guerre et se présente avant tout comme un avertissement contre toute forme de système absolu.


Dimanche 9 janvier à 19h : « Les joyeuses commères de Windsor » de Shakespeare (2h avec entracte)
Cie Les Juliennes, de Venelles

Metteur en scène : Julien Di Tommaso
Sir John Falstaff : Guylaine Latil d’Albertas, Maitre Gué : Marie de Gaulle, Maitre Page : Bénédicte Riesi, Slender : Cécile Le Masson, Fenton : Guillemette d’Ambly, Mistress Gué : Clotilde de Lépinau, Mistress Page : Hélène Lamoureux, Anne Page : Inès Saint Georges, Quickly : Chantal de Portal

Quand la bouffonnerie rencontre la poésie …
Échoué telle une baleine « à la panse majestueuse » dans la petite ville de Windsor, Falstaff s’empresse de faire la cour à deux bourgeoises pleines de bon sens, Mistress Gué et Mistress Page, qui ont tôt fait de remarquer qu’il en veut plus à leurs écus qu’à leurs charmes.
Les matrones, piquées dans leur honneur s’ingénient à lui jouer des tours pendables, dans une atmosphère d’allégresse et de fête saisonnière confinant au surnaturel quand l’ultime mésaventure se joue dans une forêt peuplée d’esprits facétieux.
Falstaff, personnage truculent et joyeux, fait ici les frais de la cruauté de
l’âme humaine, à la fois tourmentée par des désirs transgressifs et une morale puritaine.
Conte de taverne dont de nombreux épisodes dressent un portrait vivant et gai de la sociabilité ordinaire du XVI ème siècle anglais, la pièce ouvre une porte sur le monde magique qui habite chacun de nous.


Mardi 11 janvier à 19h : « Enfant j’étais » (durée 50 mn)
Compagnie On verra ça demain, d’Aix-en-Provence

Metteur en scène : Mohamed Boumedine
Avec : Monique Bart, Claudine Bernard, Gaëlle Lelamer, Annie Savignat

Création théâtrale avec montage de textes d’origines diverses (Othillie Bayle, Jules Vallès, Victor Hugo, Claire Brisset …) autour de la maltraitance des enfants. Plusieurs volets sont présentés comme des témoignages de maltraitance (vie au quotidien, maternité), puis la dénonciation, la colère, la culpabilité et enfin le rappel à la loi, la restauration puis l’espoir.
– Des clins d’œil aux contes de notre enfance sont présents :
Clin d’œil au « chaperon rouge » et à son « loup », ainsi qu’à la mythologie, dans leurs dimensions de rêves, de cruauté, d’innocence, d’ éveil des sens.
La musique, le chant, l’humour parfois acide, la gravité, la révolte et l’amour sont présents dans cette création théâtrale où une musicienne et 3 comédiennes sont mises en scène et peuvent faire rire, pleurer, sourire…
« …alors, au lieu de garder en moi cette tristesse empoisonnée, j’ai eu envie de l’écrire… Il n’y avait plus que ça à faire … »

Suivi de « Comédie » de Samuel Beckett (à 20h15), petite forme commandée par le théâtre Vitez à partir du thème de saison « Pour briser la glace de la mer intérieure » (durée 30 mn)
Théâtre du Labyrinthe, d’Aix en Provence
Metteur en scène : Jacqueline Gudin
Avec : Michel Cahour, Béatrice de Villars, Nicole Saignes.

Quand on est 3, il faut être mort pour savoir comment on a vécu et comment la vie aurait pu être heureuse sans « la » troisième. A moins… qu’une autre solution se révèle, mais… trop tard !… Comédie métaphysique !


Mercredi 12 janvier à 19h : « Trio » une comédie de Kado Kostzer (durée 1h20)
Cie Les Ritourn’elles, de Ventabren

Metteur en scène : Compagnie Senna’ga (Aix en Provence)
Avec : Odile Bonnel, Catherine Chaud, Nadine Fillat, Mireille Giordano, Marie-Anne Guignard (régie)

Huis clos étouffant où trois sœurs jouent et rejouent leur drame familial à l’ombre d’une mère invisible mais omniprésente. Voyage entre passé et présent, vécu et rêve.

Suivi de « Saisie » (à 20h45), petite forme commandée par le théâtre Vitez à partir du thème de saison « Pour briser la glace de la mer intérieure » (durée : 20 mn)
Cie Les Caquetants, de Ventabren

Metteur en scène : Jacques Clément
Mise en scène et sonorisation : Jacques Clément
Avec : Nathalie Augusseau, Jean François Cloarec, Frédéric Delprat, Alice Rigal.
Technique son : Claudine Bernard

Sous l’emprise du quotidien, nous nous engluons dans une indifférence désolante. Les rêves désertés, les souffrances étouffées se tissent au rythme inéluctable du temps. Les minutes s’écoulent sans but, sans questions. Briser cet étau est-il encore possible ?…
Spectacle muet avec uniquement quelques bruitages.


Jeudi 13 janvier à 19h : « Les rustres » de Goldoni (durée : 1h45)
Cie Théâtre plus, de Simiane-Collongue
Mise en scène : Eric Leconte
Avec : Madame Félice femme de Canciano : Annie Guyomarc’h,
Le comte Riccardo : Rosanna Palacci,
Monsieur Simon négociant : Claude Alibert,
Madame Marina, femme de Mr Simon : Michèle Mason,
Monsieur Lunardo négociant : Gérard Berg,
Madame Margarita femme de Lunardo en secondes noces : Annie Iarmarcovai,
Lucietta fille de Lunardo d’un 1er lit : Véronique Lemaire,
Monsieur Maurizzio, beau-frère de Marina : Jacques Lavastre,
Filipetto, fils de Maurizzio : Angèle Gramez
Monsieur Canciano, bourgeois vénitien : Eric Leconte

L’action se passe à Venise en 1760 dans le milieu des marchands de Venise qui ont substitué au dynamisme et au goût du risque une morale bourgeoise, étriquée et prudente. Quelques femmes charmantes s’opposent à leurs maris, cocasses et grincheux qui croient préserver par la force leur autorisé de chef de famille menacée par les idées nouvelles.Lunardo veut marier sa fille au fils d’un autre sauvage de son espèce. Le garçon plaira probablement à la jeune fille, mais Lunardo refuse catégoriquement qu’il voie sa fiancée avant le mariage. Trois femmes vont intervenir et permettre aux jeunes gens de se rencontrer à l’occasion du Carnaval. Le stratagème est découvert… Scandale, conseil de guerre des rustres mais le charme et la ruse des ravissantes « esclaves » sauront venir à bout de la gente masculine qui sera forcée de s’incliner.

Suivi de « De L’autre coté » de Martine Mathieu (à 21h), petite forme commandée par le théâtre Vitez à partir du thème de saison « Pour briser la glace de la mer intérieure » (durée 20 mn)
Cie L’escarbille, de Saint Cannat
Mise en scène : Joël Retailleau
Avec : Jean-Claude Canfora (Arthur), Brigitte Chevallier (Lisa), Martine Mathieu (Valentine)

Enfermés dans un lieu anonyme et dépouillé, trois personnages se rencontrent… sans se connaître.
Valentine et Arthur sont là depuis un petit bout de temps. Lisa vient d’arriver.
Ils ne comprennent ni comment ni pourquoi ils sont là. Ils savent juste qu’ils ne peuvent pas en sortir.
Lisa se révolte. Elle refuse cette situation, pleure, crie, tempête… Valentine et Arthur cherchent à établir le contact.
Que font-ils là ? Devront-ils attendre longtemps ? Que va-t-il se passer ?
Tous les trois devront apprendre à composer pour mieux résister à leurs peurs.


Vendredi 14 janvier à 19h : « Finies les Vacances » une comédie de Nadine Brusquet (durée 1h)
Cie Lamouraire, d’Aix-en-Provence
Avec : Michel Cahour, Marie-Pierre Dequen, Nadine Brusquet, Farida Boudra

Trois amies et un mari se retrouvent après des vacances passées à la mer, en thalasso, à la montagne : papotages, scènes de ménage et commérages…
Finies les vacances est une pièce très amusante : on se chamaille, on s’embrasse, on chante, on boit, on rit, on est un peu pompette, on ne s’ennuie pas et le public non plus !

Suivi de « Temporairement épuisé » d’Hubert Colas (à 20h15), petite forme commandée par le théâtre Vitez à partir du thème « Pour briser la glace de la mer intérieure » (durée 30 mn)
Cie La nacelle en Lubéron, de Pertuis (« Côté cour, côté jardin »)
Metteur en scène : Chantal Inizan
Avec : Bernadette Delogue, Valérie Duprat, Karine Mouret, J.François Bonemère, Luc Masquelier

Quatre jeunes adultes en quête d’eux-mêmes, en questionnement sur soi, sur l’amour, sur l’autre.
L’amour et l’amitié vont voler en éclats. Un espace-temps en suspend, où chacun des quatre personnages « temporairement épuisé » repartira seul afin de pouvoir se construire. Cela sous le regard d’Héléna qui va les aider à grandir.


Samedi 15 janvier à 19h : « Mistero Buffo » de Dario Fo (durée 1h20)
Cie Les Maskarons, de Saint Cannat

Metteur en scène : Bernard Colmet
Avec : Caroline Moggi, Brigitte Chevallier, Margherita Daguin, Anne-Paule Hergault, Jacky Maccota, Véronique Raymond, Samantha Wertz, Didier Gosse, Philippe Laurent, Benjamin Lasbleis, Jean-Marc Nougier, Miguel de Sousa

Jonglerie populaire ou « passion païenne » mettant en scène des personnages bouffons sur fond de mystère christique. Un jongleur, un fou, des joueurs, un ivrogne ou un vilain y croisent un ange, la Vierge Marie, mais aussi des soldats et la mort elle-même.
Série de saynètes interprétées par des conteurs qui revisitent le massacre des innocents, les noces de Cana, la résurrection de Lazare, la Cène, la passion du Christ, et d’autres épisodes bibliques, les entrecoupant de récits hauts en couleur, reflets d’un bon sens populaire qui sait manier l’arme du rire et du grotesque pour lutter contre le mensonge et l’oppression.
Texte politique, polémique où l’image de Jésus reste intacte mais pas celle de l’Eglise Catholique et Romaine.


Samedi 15 janvier à 21h : « Variations énigmatiques » d’Eric-Emmanuel Schmitt (durée : 1h30)
Alter égaux Théâtre, d’Aix-en-Provence (personnel de l’Université de Provence)

Metteur en scène : Sandra Raguenet
Avec : Jean-claude Azoulay, Thierry Blöss

« Qui aime-t-on quand on aime ? » C’est autour de cette question posée par une figure féminine absente que deux hommes, Abel Znorko, prix Nobel de Littérature, et Erik Larsen, journaliste, s’affrontent dans un huis clos cruel. Deux visions opposées de la vie, deux forces qui s’attirent et se repoussent jouent sur la partition d’une symphonie d’Edward Elgar, les Enigma Variations. Ils jouent une traversée de l’existence où comique et tragique se fondent, où les multiples rebondissements interrogent la complexité des êtres et de leurs relations. Chaque fois que le spectateur croit saisir le fin mot de l’énigme, la vérité, incomplète, lui échappe. Le suspense est bien au rendez-vous dans cette pièce où l’auteur rend compte du conflit entre la pensée et la réalité et interpelle nos contradictions intimes, nos variations énigmatiques.


Dimanche 16 janvier à 19h : « La guerre de Troie n’aura pas lieu » de Jean Giraudoux (durée : 1h35)
Cie Théâtre du sud, de Bouc-Bel-Air

Metteur en scène : Marie Calvet
Avec : Vincent Bac, Maryse Cadiou, Isabelle Couralet, Laurence Desroches, Claudy Djarayan, Christian Duneau, Annie Gachet, Marie Gilormini, Anthony Lacomare, Alain Lauzanne, Marie-Jo Lauzanne, Chantal Pulicani, Catherine Tirel, Mireille Quintavalla, Denis Cheffler

La pièce s’inspire de la mythologie, l’enlèvement de la célèbre reine grecque Hélène, par Pâris, un prince troyen, ce qui risque de provoquer une guerre. Mais c’est une œuvre moderne, par le ton, la langue, l’irrespect de l’auteur pour des personnages désacralisés et la présence du comique et des anachronismes.
En fait, c’est à ses contemporains que Giraudoux s’adresse : en 1935, la Première Guerre Mondiale est encore dans toutes les mémoires et l’auteur multiplie les allusions à la « der des ders ». Et, même si elle fait réfléchir aux problèmes éternels des guerres, la pièce exprime surtout, au moment de la montée du nazisme, l’inquiétude de certains Français et de Giraudoux lui-même, à l’approche d’un nouveau conflit avec l’Allemagne. C’est aussi ce qui explique certains choix de l’affiche et parfois de la mise en scène.