du 20 au 24 avril 2010 à 20h30 ou 19h

du mardi 20 au samedi 24 avril
mardi, vendredi, samedi à 20h30
mercredi, jeudi à 19h
tarif : 8 euros / entré libre avec le laissez-passer

A partir du texte « Un manifeste hacker » de McKenzie Wark
Atelier de création de l’Université de Provence
Mise en scène : Alain Béhar

Assistantes à la mise en scène : Alice Gillino, Anne-Lise Paquien
Scénographie : Tinka Rodriguez, Manon Trompowsky, Anaelle Van Rhinj
Régie : Sarah Marcotte
Costumes : Mélissa Conté, Léa Maisonneuve
Acteurs : Virginie Blanc, Cécile Bonansea, Mélissa Conté, Nicolas Contrera, Stéphanie De France, Alice Faravel, Lina Gimenes, Alizéee Goovaerts, Anaïs Guittonny, Bérangère Hirtz, Ly Hawly Oumoul, Léa Maisonneuve, Morgane Marot, Nicolas Rochette

« Irréductible à la représentation, il est dans ma nature de différer des autres et même, à travers le temps, de différer de moi-même. Je ne suis pas représentatif. Nous sommes les tâcherons de l’abstraction. Nous créons la possibilité que des choses nouvelles s’engagent dans le monde. Pas toujours des grandes choses, ni même des bonnes choses, mais des choses nouvelles. Le mot d’ordre n’est pas que les travailleurs du monde se lient, comme ils purent s’unir autrefois, mais que les travaux du monde se délient. Ce qui rend la vie différente d’une époque suivant la précédente, c’est l’application de nouveaux modes d’abstraction, à l’œuvre d’arracher la liberté à la nécessité. »

« Quel que soit le code hacké, quelle que soit sa forme, langage programmatique ou poétique, mathématique ou musical, nous créons la possibilité de mettre au monde des formes nouvelles. Pas toujours de grandes choses, pas même de bonnes choses, mais de nouvelles choses. Arts, sciences, philosophie, culture : dans toute production de savoir dans laquelle des données peuvent être accumulées, d’où l’information peut être extraite, dans laquelle cette information produit de nouvelles possibilités pour le monde, il y a des hackers qui libèrent les formes émergentes des formes classiques. Nous sommes les créateurs de ces mondes, mais ne les possédons pas. Notre création est disponible aux autres, et dans leurs intérêts propres, ceux des Etats et corporations industrielles et financières qui contrôlent les moyens pratiques de la faisabilité de ces mondes et dont nous sommes les seuls pionniers. Nous ne possédons pas ce que nous produisons : cette même production nous possède.
Les hackers sont une classe, mais une classe virtuelle, une classe qui doit se hacker elle-même pour son existence manifeste en tant que telle : une classe utopiste. »

McKenzie Wark