du 19 au 20 janvier 2010 à 19h00 et 20h30

Mardi 19 janvier à 20h30
Mercredi 20 janvier à 19h
Co-programmation avec les ATP d’Aix-en-Provence

Compagnie ASANISIMASA, Saint-Ouen 
Texte et mise en scène : Frédéric Sonntag
Avec : Fleur Sulmont, Mounir Margoum, Amandine Dewasmes.
Et les musiciens : Paul Levis, Stéphan Hélouin, Gonzague Octaville
Création musicale : Paul Levis, Création et régie vidéo : Thomas Rathier
Scénographie : Marc Lainé, Costumes : Mariane Delayre
Création lumières et régie générale : Marine Berthomé, Régie son : Bertrand Faure
Administration et Diffusion : Aurélien Guillois / formART

Un conte initiatique.
Un récit d’anticipation.
La fuite en avant de trois jeunes gens
dans un monde où la réalité
n’en finit pas de rattraper la fiction

Nous étions jeunes alors raconte la fuite, hors de la métropole, de trois jeunes gens dans un monde où la réalité n’en finit pas de rattraper la fiction. Cette fuite en avant se transforme en un voyage initiatique au cours duquel les trois jeunes gens vont se trouver confrontés à eux-mêmes, à leur passé, leurs peurs, leurs hantises, leurs désillusions, leur désoeuvrement.
Tentant d’échapper à une réalité éprouvante, ils vont trouver refuge, comme dans un conte, dans une maison au coeur de la forêt. Mais ce refuge, s’il est tout d’abord repli dans l’imaginaire, le souvenir,
s’il est fuite hors du monde, s’il est parenthèse hors du temps, sera également le lieu d’une compréhension qui leur permettra d’affronter la réalité qui les attend, qui les rattrape. Les trois personnages finiront alors, dans un dernier sursaut, par revenir dans la métropole et renouer avec le monde qu’ils avaient laissé derrière eux.

A la fois conte initiatique et récit d’anticipation, Nous étions jeunes alors se construit sur scène par le dialogue entre trois acteurs, une partition musicale jouée par trois musiciens (guitares électriques,
violoncelle, contrebasse, carillons, ukulélé, orgues électroniques, percussions échantillonnées, senza…) et un dispositif vidéo. Ensemble, ils développent le récit des trois personnages et composent l’univers crépusculaire qu’ils habitent. L’image, tour à tour, pose le décor des lieux que les personnages traversent, complète la continuité narrative ou prend le relais du récit, ou encore figure l’espace mental du rêve, du délire, de l’inconscient des personnages. La partition musicale participe au récit de la même manière que texte et images, elle est une bande-son qui précise et complète atmosphères et paysages, ou, passant du deuxième plan au premier, qui impulse au récit son rythme ou sa nature. Refusant de se complaire dans une forme figée, les relations entre les trois partitions ne cessent d’évoluer et de s’inventer.

Extraits de presse
LE MONDE
« Si vous voulez entendre le bruit d’un monde futuriste, allez au Jardin d’hiver, dans le 18e arrondissement, à Paris. Vous y verrez Nous étions jeunes alors, d’un auteur à découvrir, Frédéric Sonntag. (…) Une pièce de théâtre total, où la vidéo, la musique, le texte et le jeu suivent dans un même mouvement les traces de trois jeunes gens. Ni la musique ni les images ne sont plaquées sur le texte. Elles font corps avec lui. (…) C’est un récit initiatique qui vous entraîne et vous tient en haleine, vous fait sourire et vous émeut. En ce sens, Frédéric Sonntag se rapproche d’un Wajdi Mouawad, l’artiste associé du Festival d’Avignon en 2009. Il croit aux histoires. »

LIBERATION « Sonntag a le goût des passés simples, des mots précis et des envolées poétiques sèches. Plus un humour de la répétition. (…) Une mise en scène inventive, avec la présence des musiciens derrière des vitres dépolies, tels des fantômes qui achèvent de donner à Nous étions jeunes
alors une atmosphère fantastique d’entre-deux crépusculaire. »

Coproduction Compagnie ASANISIMASA, Théâtre Ouvert
Avec le soutien de Beaumarchais, de la Spedidam, du Maski Théâtre – Cie Serge Tranvouez, du dispositif de compagnonnage de la DMDTS, et de Mains d’OEuvres