du 3 au 10 juin 2009

3 jours et plus…
Amateurs, nous aimons …

Ce que vous allez voir durant cette semaine, ce sont les spectacles issus d’ateliers encadrés par des jeunes gens en formation d’intervenants artistiques. Il s’agit pour eux d’un baptême de théâtre où tous sont novices : novices comme formateurs, novices, le plus souvent, comme pratiquants.
Depuis bientôt 15 ans que ce festival existe, cette semaine a toujours été un moment émouvant de prise de parole d’une génération, et si ce n’est pas un moment d’excellence artistique, un temps fondamental, venant témoigner, avec joie et parfois une certaine solennité, de la prise de conscience intime, par les 150 participants de cette manifestation, de ce que c’est une expérience artistique. Gageons qu’ils ont mesuré qu’elle était une expérience singulière, existentielle et culturelle à la fois, comparable avec aucune autre et qu’elle était aussi une expérience concernant chacun.

Tarifs :
spectacle : 3,50 €
soirée : 5 €
Entrée libre avec le laissez-passer

Mercredi 3 juin
19h / Les maux des autres
Création
Mise en scène : Kim Boeffard, régie : Alexandre Martinez, scénographie : Valentine De Garidel
Avec : Axelle Dezeraud (Lily), Arthur Puggioni (Raphaël), Julie Boissier (Hélène), Anne Schubert (Johanna), Louise Desmullier (Noémie), Anne Bouchard (Louison), Enora Mengus (Nola), Nicolas Rochette (Maël), Adrien Bonnet (Nathan), Anaïs Plasse (Sandra).

« La connaissance de l’autre n’est jamais acquise.
La balance entre l’autre et le moi n’est qu’un jeu de pouvoir
fixé par nos valeurs morales.
Le temps entre dans la partie et vient préciser la nature de nos rapports.
À qui est-ce que je veux plaire?
À celui qui est en face ou au miroir qui est dans ses yeux? […]
L’autre.
Ça pose question autant que ça pose problème.
Vous allez comprendre. »

21h30 / Douze Hommes en Colère
Texte de Réginald Rose
Mise en scène : Charlotte Sannier-Bérusseau, régie : Alice Huc
Avec : Damien, Jennifer Greck, Isabelle Catelan, Alice Trouillet, Pierre Coulet, Eva Pinto, Patrice Puchaux, Marine Chastenet, Patrick Ducloy, Natacha Fulchiron, Caroline Buades, Gérard Lieberherr.
Voix : Déborah Boeno

« C’est dur de faire abstraction des préjugés personnels. Ils ont des causes diverses et secrètes. D’où qu’ils viennent, les préjugés masquent toujours la vérité. » (Juré 8 )
C’est à cette question que la pièce nous confronte, à travers les yeux des douze jurés appelés à trancher si le jeune homme de seize ans accusé de parricide doit être exécuté. Les preuves semblent irréfutables, mais le doute subsiste chez certains jurés. Hors de ce huis clos, leurs âges, professions et caractères ne les auraient probablement jamais fait se rencontrer, mais là, ils n’ont pas le choix…

Jeudi 4 juin
19h / L’Eden des mouches
D’après « Les Mouches » de Jean-Paul Sartre
Mise en scène : Cédric Pons, assistante : Maëlle Charpin, régie : Alice Huc
Avec : Benjamin Hofmann, Léo Grosperrin, Marion Vincent, Rémi Coste, Marilyn Mattei, Najoua Elmir, Julia N’Guyen, Elodie Bertron, Maud Boquet, Morgane Le Gall.

« Il faut extirper la pièce par les circonstances du temps. De 1941 à 1943, bien des gens désiraient vivement que les Français se plongeassent dans le repentir. Les Nazis en tout premier lieu y avaient un vif intérêt, et avec eux Pétain et sa presse. Il fallait alors convaincre les Français, nous convaincre nous-mêmes, que nous avions été fous, que nous étions descendus au dernier degré, que le Front Populaire nous avait fait perdre la guerre (…). Le but était de nous plonger dans un état de repentir, de honte, qui nous rendît incapables de soutenir une résistance (…). En écrivant ma pièce, j’ai voulu, avec mes seuls moyens, bien faibles, contribuer à extirper quelque peu cette maladie du repentir (…). Il fallait alors redresser le peuple français, lui rendre courage. »
Jean-Paul Sartre face à la Presse de 1945 sur sa pièce « Les Mouches ».

21h30 / Marcia Hesse
Texte de Fabrice Melquiot
Mise en scène : Nathalie Dutour, assistante : Hannah Devin
régie : Léo Grosperrin, scénographie : Manon Delage
Avec : Benoît Muller (Bertrand Suter), Camille Athuyt (Jules Suter), Raphaël Fortoso (Jonas Suter), Sara Caradec (Gabrielle Suter), Fabien Echasson (Armand Suter), Julie Manifacier (Angèle Suter), Sandrine Cao (Juliette Wagner), Gilbert Cordier (Henri Reverdy), Ornella Delia (Charlotte Lacroix), Frédéric Polizzi (Frank Hesse), Nadine Brusquet (Georgia Hesse), Cécile Bonansea (Marcia Hesse), Béatrice De Villars (Yvonne Hesse).

Quatorze acteurs sur scène. Un repas de famille, le 31 décembre. La parole se croise et traverse des sujets quotidiens, tour à tour badins ou sérieux, laissant entrevoir les désirs de reconnaissance des uns, les aspirations et les blessures des autres : tout semble suivre un cours ordinaire. Mais on se rend compte que « tout le monde se demande s’il choisit les bons mots pour parler, tout le monde vérifie qu’il n’a rien fait tomber ». Qu’est-ce qui se cache derrière ces mots échangés ?

Vendredi 5 juin
19h / Humain / Trop humain : « L’humour provient d’un excès de sérieux »
Compagnie invitée « C’est pas nous » Compagnie de danse inter-universitaire
Chorégraphie et mise en scène : Annie Bourdié
Avec : Stéphanie Bafcop, Céline Massa, Cindy Renaudie, Marion Montano, Arsène Richard, Manon Trompowsky, Anne-Laure Paquet, Alexander Brettell, Chloé David, Aurore Toche, Hélène Mohamed

Interrogeant initialement le concept de l’extrême, la compagnie a peu à peu resserré sa recherche chorégraphique autour du thème de l’excès sous toutes ses formes. Non sans une certaine dose d’humour, les CPN ont pris le parti d’explorer des formes gestuelles situées en deçà et au-delà de l’humain. Comment s’en éloigner pour mieux y revenir ?

21h30 / Les cinq dits des clowns
Texte de Jean-Paul Alègre
Mise en scène : Léa Désaunay, régie : Léo Grosperrin, scénographie : Hannah Devin, affiche : Maud Lardeux
Avec : Laure-Hélène Gouffran, Leslie Verdet, Charlotte Lavigne, Anne Bouchard, Yann Pétureau, Guillaume Poulenard, Olivier Larue, Adeline Ménargues, Patrice Hermenault, Liza Machover, Stéphanie Defrance, Sandra Evèque, Léa Stemmel.

L’espoir passa sur leur tête, comme une étoile qui tombe du ciel…
Quand l’espoir fait lutter et que le désespoir fait chuter…
L’Art est-il une arme assez forte pour se sauver lui-même ? Peut-on se battre tout en gardant humour et poésie ?
Cherchons ensemble les réponses à ces questions, aux côtés des personnages hauts en couleur créés par Jean-Paul Alègre…

Samedi 6 juin
19h / La Femme d’avant
Texte de Roland Schimmelpfennig
Mise en scène : Lucile Perrin, assistante : Déborah Boeno, régie : Alexandre Martinez
Avec : Yair Lakretz (Franck), Coralie Ferra (Romy), Camille Gauthier (Claudia), Stéphane Casorla (Andi), Charlotte Lavigne (Tina)

« Je t’aimerai pour toujours », ces belles promesses sont courantes à 20 ans… et puis le temps passe. Que feriez-vous si un amour de vacances débarquait chez vous pour vous demander de tout quitter pour lui, vingt-quatre ans plus tard ? C’est ce que Romy Votglander va demander à Franck. Mais lui sur le point de déménager, entre sa femme et son fils, ne comprend pas grand-chose. Romy va prendre sérieusement les choses en main…

21h30 / Petit boulot pour vieux clown
Texte de Matéi Visniec
Mise en scène : Mylène Chrissokérakis, régie : Benjamin Salignon
Avec : Pauline Estienne (Nicollo), Cédric Chamontin (Filippo), Clément Bruccoléri (Peppino)

Trois clowns se retrouvent, après plusieurs années sans nouvelles, dans une salle d’attente suite à une petite annonce parue dans le journal « Cherche vieux clown ».

 



Dimanche 7 juin
19h / Yerma (devenir théâtral pour 10 comédiennes)

Compagnie invitée
D’après Federico Garcia Lorca
Traduction et mise en scène : Alberte Alonso, musique : Leilia
Avec : Céline Laurentie, Arbresha Nushi, Manon Raynaud, Raoudhoiti Said, Lisa Vitorino.
Avec le soutien du CROUS Lyon-St-Etienne, du FSDIE et du service Culturel de l’Université Lyon 2, de l’Association YOBO et de l’association ArtIssa.


Yerma, une femme dans l ‘Espagne rurale du début du XXème siècle qui ne peut pas avoir d’enfant et qui se bat pour en avoir. La pièce fait le parcours « tragique » des années qui suivent son mariage jusqu’à la mort de son mari de ses propres mains. Un triangle amoureux « chaste », où tout se retient, où rien n’est dit ouvertement, où l’honneur est plus important que le désir et que la maternité. Un texte dans lequel la voix poétique de Lorca circule de personnage en personnage pour construire un grand poème théâtral d’ensemble.
Une série de scènes découpées du texte original et montées de nouveau en enlevant tous les personnages masculins. Pour Yerma, il s’agit du corps de l’homme, de l’enfant non-né ; pour nous il est question de l’absence des personnages masculins, du corps et de la voix qui ont abandonné le projet.

21h30 / Conte d’une nuit érotique
Création d’après un conte des « Mille et une nuits », traduction de Joseph Charles Mardrus
Mise en scène : Annabelle Hanesse, régie : Benjamin Salignon, scénographie : Emmanuelle Tonnerre
Avec : Fanny Aimard, Stéphanie Beltramo, Grégoire Denjean-Massia, Béatrice Gérardin, Florence Giner, Alexandre Martinez, Alban Poncet, Flora Tschirky, Pierre-James Zani.

Un adolescent, une adolescente ; un roi, une esclave.
Imaginons un monde où l’homme et la femme se cherchent encore, où tout les différencie et tout les unit. Un monde où les frontières explosent, où l’érotisme triomphe, et où la fatalité ne se trouve pas là où on l’attend.

Lundi 8 juin
19h / Roméo et Juliette (entrée libre)
Compagnie invitée, réécriture par les élèves du lycée Zola de l’œuvre de Shakespeare
Mise en scène : Judith Arsenault
Avec : Antonin Marchand (Roméo), Elisabeth Roth (Juliette), Mathilde Locco (conteuse, nourrice), Camille Carpentier (Le Prince, Paris), Chloé Arregoces (Frère Laurent), Tony Ferreira (Benvolio), Louis Lespinat (Mercutio), Christopher Faye (Tybalt), Anaïs Kool (conteuse)

Nous invitons l’atelier de théâtre du lycée Emile Zola, qui n’a pas pu participer au Festival des bahuts à présenter son « Roméo et Juliette » à l’occasion du festival 3 jours et plus…
Le projet de travailler sur cette pièce s’inscrit dans un échange avec le lycée français de Tétouan au Maroc : les Marocains sont venus à Aix, les Français se sont rendus à Tétouan et tous vont jouer leur adaptation les uns devant les autres.

21h30 / La Machine Infernale
Texte de Jean Cocteau
Mise en scène : Ophélie Laur-Albert, régie : Benjamin Salignon.
Scénographie : Delphine Souvant, composition musique : Johan Laur et Clément Roux
Avec : Adrien Bonnet, Sylvain Borzillo, David Chopinet, Margot Eschbach, Julien Gervasoni, Romain Grosjean, Clémentine Rakowitz, Anna Veis. Remerciements à Cécile Lagrange.

Connaissez-vous le mythe d’Œdipe, Œdipe le parricide, Œdipe l’incestueux ?
Souvenez-vous, celui qui ne devait être qu’un simple jouet entre les mains divines,
Un pur divertissement…
À présent, penchez-vous sur la Machine Infernale de Cocteau, et laissez-vous entraîner dans l’histoire d’une liberté écrasée, d’une impuissance forcée,
d’une manipulation divinement orchestrée.
Destin d’un homme ou d’une société ?
Posons-nous alors la véritable question : Qui est ’le Destin’ ?
Création
Mise en scène : Marion Vincent.
Avec : Louise Gonzales, Marc Jany, Jean Loirat, Christine Ousseni, Marion Sauton, Arthur Vigan.

AU THEATRE DE LENCHE
Mercredi 10 juin
20h30 / L’Humain fait vendre

Combien de publicités avez-vous vu aujourd’hui ? Votre ego a-t-il été atteint ? Vous n’avez pas le cheveu assez lisse, vous doutez de votre capital santé, vous doutez de votre haleine, de votre rasage, de votre séduction. Vous ne vous sentez pas bien dans votre peau, je comprends, mais alors pourquoi ne pas utiliser une serviette hygiénique qui absorbe les odeurs ?
Sans blague : « A force d’appeler ça ma vie, je vais finir par y croire. C’est le principe de la publicité. » (Samuel Beckett)

THEATRE DE LENCHE
4, place de Lenche – 13002 Marseille
lenche@wanadoo.frwww.theatredelenche.info
3,50 € le spectacle – Entrée libre avec le laissez-passer Vitez
Réservation obligatoire 04 91 91 52 22