Jeudi 13 novembre 2008 à 20h30

Les amantes
Jeudi 13 Novembre,
20h30

D’après le roman d’Elfriede Jelinek
Kirsh Compagnie, Bruxelles

Les destins croisés de deux jeunes ouvrières, le bon exemple Brigitte et le mauvais exemple Paula, qui se confrontent. Le bon exemple Brigitte travaille à un mariage garant d’une réussite sociale et économique, le mauvais exemple Paula s’obstine à vouloir être indépendante et à trouver l’amour ;
deux destins mis en regard, les paris sont ouverts… Brigitte ne veut pas discourir, mais se faire engrosser. Paula voudrait devenir couturière. Le village n’a encore jamais vu ça qu’une femme veuille APPRENDRE quelque chose. Ça ne peut que mal tourner…

Adaptation et mise en scène : Virginie Strub
Avec : Céline Greleau, Mathilde Lefèvre, Hélène Moor, Eno Krojanker, Christophe Lambert
Assistanat : Julie Annen
Scénographie : Olivia Mortier, Christophe Wullus
Lumière et régie : Nicolas Sanchez
Costumes : Anne Sollie
Son : Isabelle Soumeryn-Schmit
Chargée de production : Clara Materne
Spectacle créé au Théâtre Océan Nord, Bruxelles, en décembre 2005 avec l’aide du Ministère de la Communauté française, Service du Théâtre.
L’adaptation pour le théâtre du roman Les Amantes a reçu l’aval d’Elfriede Jelinek, Yasmin Hoffman et Maryvonne Litaize (traductrices), des Editions Jacqueline Chambon et de l’Arche Editeur.

http://kirshcie.org

Extraits de presse

«Roborative et hyperréaliste, l’adaptation de Virginie Strub verse l’acide à grands traits dans une troublante mise en scène qui épouse avec brio la violence et la puissance de Jelinek pour nous clouer au fauteuil»
Catherine Makereel, Le Soir, 20/12/2005

«Dans l’adaptation théâtrale du texte, Virginie Strub parvient  à reproduire le cynisme, la crudité, la violence du style Jelinek. Cette musicienne avertie, fraîchement arrivée sur les planches, a conçu la mise en scène comme une partition endiablée qui ne laisse aucun répit au spectateur. D’un esthétisme poétique, le spectacle est réglé avec une précision de métronome. Pour suivre ce tempo nerveux, il fallait une troupe homogène et une scénographie inventive et souple. Tout y est. La virtuosité des cinq comédiens, ’ingénieuse sobriété des décors, l’harmonie  emblématique des costumes… Un spectacle drôlement cinglant, à voir sans œillères.» Thierry Denoël, Le Vif/L’express, 23/12/5005

«Dans une scénographie ingénieuse et simplissime d’Olivia Mortier, un aller-retour perpétuel s’opère, dans le fond, entre aspirations à une vie meilleure et pesanteur des conventions, tandis que la forme cultive la schizophrénie entre personnages et narrateurs, par des comédiens pantins pourtant singulièrement présents dans l’incarnation. Audacieux parti pris qui, dans le même mouvement, la même mécanique implacable, emprunte au burlesque ses atours et souligne la musique de la langue. Un spectacle remarquablement maîtrisé. Rythmique, ironique, vénéneux. Séduisant, drôle et glaçant.»
Marie Baudet, La Libre Belgique, 22/12/2005