Mardi 18 novembre 2008 à 20h30

Dans le cadre de Momaix, temps fort de spectacles jeune public à voir en famille
L’anthologie du théâtre d’objet
Mardi 18 novembre, 20h30
à partir de 8 ans
Théâtre de Cuisine, Marseille

« Au sol : le rideau rouge et or du théâtre. Dessus, un homme habillé en théâtre : chemise rouge,
pantalon noir. Le rideau est maintenu tendu au sol par des ficelles bien rouges : c’est un tapis à théâtre d’objet. Des seaux en plastoc bien colorés font contre poids au plafond. Ils descendent
le long des ficelles comme dans une quincaillerie. Ça c’est l’aspect scénographique, c’est très joli. Pour le contenu dramaturgique, chaque seau contient un grand poète du théâtre d’objet : Agnès Limbos, Katy Deville, Manarf, Vélo Théâtre, Julio Molnàr, Sandro Libertini, Francesca Bettini, Jean-Pierre Larroche, Briciole, bien tassés… Car l’homme rouge et noir va rejouer les grandes scènes du
théâtre d’objet. »
Christian Carrignon

Un « objet » tel que nous l’entendons, c’est petit. Ça tient dans la main, c’est souvent en fer ou en plastique, c’est brillant, lisse et froid. Quand on le tourne et le retourne, on a conscience de son prix. Ça vaut quelque chose et c’est un objet de convoitise. On a envie de l’avoir et il est manufacturé et tout le monde l’a déjà. On a le même désir que tout le monde. Un jouet entre parfaitement dans cette définition de l’objet. Un objet est fait pour être manipulé, sa taille est faite pour la main. La petitesse de la voiture, de la poupée, du Lego fait d’eux des objets propres à la rêverie. Bachelard nous
montre qu' »il y a de la grandeur dans la miniature ». Le manque de personnalité de l’objet, reproduit à des milliers d’exemplaires, en fait le support idéal pour justement le remplir de notre propre histoire. Dans le théâtre d’objet, le spectateur reconnaît les objets pour les avoir lui-même possédés, pour avoir rêvé avec eux. Le spectacle se déroule, et l’imagination des uns et des autres vagabonde, va et vient au gré de ses propres fantasmagories : l’objet, support à la rêverie. Le policier et la victime et l’assassin… Je dis ça à dessein, le théâtre d’objet permet au même comédien d’être trois personnages à la fois.
Christian Carrignon

www.theatredecuisine.com
Compagnie en résidence permanente à la Friche la Belle de Mai – Marseille
L’Ecriture et le Jeu : Christian Carrignon
L’assistant à la Mise en Scène et le Jeu : Paolo Cafiero
Les Poulies et les Ficelles : Patrick Vindimian
Le Rideau : Claire Latarget
Le Choix de l’Unique Musique : Marie Deville
Le Conseil des Sages : Le Roi Lear et Chlowek Czmartì
Coproduction : Théâtre de Cuisine et Théâtre Massalia – Marseille
En partenariat avec : Théâtre Lillico – Rennes, Théâtre de Bourg-en-Bresse
Avec le soutien de : La Drac Paca, La Région Paca,le Conseil Général 13, la Ville de Marseille