Mercredi 22 octobre 2008 à 20h30

Mercredi 22 octobre
20h30
Compagnie Le Météore,
Aix-en- Provence

nous tentons de distordre l’automatisme de notre perception
qu’est-ce qui nous pousse à identifier un acteur comme « Humain » ?
qu’est-ce qu’un corps sur scène ?

nous cherchons à esquisser un trait entre une pensée matérialiste de l’image du corps de l’Homme, comme viande, eau, matière, et une vision du corps comme forme abstraite dans laquelle l’humain apparaît et disparaît

Un spectacle pour deux acteurs…
U
ne forme courte
Sur scène, pas de texte
Mais des sons transformés, remixés en temps réel

25 mètres carré de paysage
des montagnes de polystyrène et des sculptures molles
des corps et des paysages projetés

un espace où les acteurs apparaissent et disparaissent
Se mêlent et se détachent du paysage,
Se déplacent à travers les projections
sont aliénés et se libèrent du joug de cet environnement,
obéissant au rythme disloqué du jour et de la nuit

L’image du corps peut-elle véhiculer d’autres signes que ceux de l’humain et de la reconnaissance du semblable ?
Y a-t-il une modalité d’action qui puisse étrangéiser l’image de l’acteur ?
Image humaine comme paysage, amalgame, va-et-vient entre sculpture, scénographie et acteur
Le corps, fait d’eau, n’est-il pas organiquement de la même constitution qu’un paysage ?

Conception et mise en scène : Marielle Labouz
Avec Charles Jacob, Damien Visocchi
Création sonore : Alexander Smith
Le météore : www.myspace.com/assometeore

Suivi de :
Après la pluie
Carte blanche à P’Silo/festival Images Contre Nature , Marseille
Un choix de vidéos expérimentales en prise avec le thème de saison

Living land de Jonathan Franco
4mn13, couleur, stéréo, 2008, Portugal
L’image d’un champ, prise au milieu des années 50, évolue légèrement avec le temps, témoignant du passage de plusieurs générations en ce lieu. Aujourd’hui, c’est une ville habitée par une population plus importante et plus diversifiée qui, en quelques décennies, en a entièrement modifié l’aspect. La terre, comme une créature vivante, change naturellement et très lentement de forme. Ce film a pour thème la mémoire de la terre et comment nous nous y rapportons alors que le temps s’écoule. Quant au champ, il semble toujours identique, comme opposé à toute forme de changement.

Vivre vite de Yves-Marie Mahe
1mn45, couleur, stéréo, 2008, France
Variation ferroviaire à partir de deux plans d’un film de Carlos Saura

Remains de Guli Silberstein
6mn, couleur, stéréo, 2008, Israël
Un rêve, composé de six scènes, d’une longue minute chacune. Ces images de mauvaises factures proviennent de diverses sources, détachées de leur contexte, accompagnées d’un morceau déformé d’une musique de Bach. La vidéo traite de la perception, de la représentation et du sens de la propagation. Que se produit-il entre les pixels ?

Les Amoureuses (part 1) de Jimmy Owenns
10mn16, n/b, stéréo, 2006, France
Faire d’une vidéo un tableau vivant…

France 2007 de Gee-Jung Jun
18mn, n/b, sil, 2007, France
Des corps, des visages, des regards, des lieux de vie, de l’humanité. La caméra n’est pas porteuse de jugement, elle établit dans la simplicité du premier contact une relation de connivence instinctive. Il n’y a pas de victimes, pas de cause à défendre. Cela se passe en France, en 2007, dans un bidonville de Lyon, habité de roumains, de tziganes, oubliés de la société, sans papiers, sans droits, qu’en d’autres contrées on appellerait des intouchables.

In memory of Memory 1 de Mirka Majorosová, Lukas Matjka & Matej Opáleny – 6mn, couleur & n/b, stéréo, 2007, Slovaquie
In memory of Memory 1 se compose de trois essais audiovisuels afin de montrer et aussi d’enregistrer les phénomènes liés à la mémoire et à ses secrets.

La chair du coquelicot/ body of war V de Isabelle Schneider
7mn47, couleur & n/b, stéréo, 2008, France

Un pétale, une guerre… un pétale, un mort, une vie. Sur la fragilité de nos chairs laissons glisser un doux regard…

Interstate (part two) de Jason Cortlund & Julia Halperin
4mn, couleur, stéréo, 2007, États-Unis
Interstate (part two) reprend une chanson d’Irak, de style Choubi pop Oh Mother, The Handsome Man Tortures Me pour réaliser la danse d’un tigre en cage. Le rush original de 40 secondes a été remonté en suivant le temps et lerythme syncopé du beat inspiré de cette chanson, comme un tir d’artillerie.

www.p-silo.org